Allemagne: déroute attendue pour les conservateurs de Merkel à Hambourg

Allemagne: déroute attendue pour les conservateurs de Merkel à Hambourg

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Environ 1,3 million de personnes étaient appelées aux urnes à partir de 08H00 locales (07H00 GMT) pour ce scrutin qui de l’avis général ne sera pas indicatif de la tendance nationale, car il est dominé par les enjeux locaux. A 11H00 locales, le taux de participation était de 25,7%.

 

Tous les sondages s’accordaient à dire que l’Union démocrate-chrétienne (CDU) de Mme Merkel devrait perdre le contrôle de la deuxième ville d’Allemagne, où est née la chancelière, qui est comme Berlin et Brême à la fois une ville et l’un des 16 Etats régionaux.

L’une des dernières études, publiée le 11 février pour le compte de la chaîne ZDF, accordait à la droite seulement 23% des intentions de vote. Mme Merkel a d’ailleurs participé samedi à un meeting électoral en Saxe-Anhalt (est), où un scrutin est prévu le 20 mars.

Les sociaux-démocrates (SPD/opposition fédérale) devraient reconquérir ce port du nord qui fut leur fief durant 44 ans avant qu’ils ne cèdent la place à la CDU en 2001.

Emmenés par l’ancien ministre fédéral du Travail Olaf Scholz, ils sont crédités de 46% des intentions de vote. Certains analystes politiques les voient même emporter la majorité absolue.

Les Verts, qui ont le vent en poupe au niveau national, pourraient atteindre 14,5% tandis que les libéraux du FDP, partenaires minoritaires de la coalition gouvernementale de Mme Merkel, n’étaient pas assurés de passer la barre des 5% nécessaire pour siéger au Parlement local.

Si la défaite annoncée se confirmait, la CDU perdrait encore un peu plus de marge de manoeuvre au Bundesrat, la chambre haute du Parlement où sont représentées les régions, et où elle ne dispose déjà plus de la majorité, à une voix près, depuis mai. Les premiers sondages sortie des urnes étaient attendus à 17H00 GMT, et les premières estimations des chaînes de télévision 19H15 GMT.

Le scrutin a été rendu nécessaire après la rupture de la coalition –unique en Allemagne– entre la CDU et les Verts en novembre, en raison notamment de la décision des conservateurs à Berlin de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires.

Ce scrutin marque le coup d’envoi d’une « super année électorale » avec sept élections régionales. Depuis plusieurs semaines, les conservateurs assurent que la débâcle annoncée dans la deuxième plus grande ville d’Allemagne ne sera pas le début d’une Annus Horriblis pour Merkel. Et les analystes leurs donnent raison.
« Pour la CDU, les élections régionales (du 27 mars) dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest) sont beaucoup plus importantes », avait assuré à l’AFP Michael Greven, professeur de sciences politiques à l’Université de Hambourg.
L’année électorale devrait s’achèver en septembre à Berlin, où le SPD est menacé par les Verts.

AFP______________________________

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