Appel à une large reconnaissance internationale d’un Etat Palestinien dans les frontières...

Appel à une large reconnaissance internationale d’un Etat Palestinien dans les frontières de 1967 (Medays)

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La reconnaissance d’un Etat palestinien sur la base des frontières du 4 juin  1967 par le plus grand nombre possible d’Etats membres des Nations unies  constitue une nouvelle stratégie pour relancer les négociations de paix qui se  trouvent au point mort, ont souligné, mardi à Rabat, des membres de l’Institut  Amadeus, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation des  recommandations de la 3-ème édition de ce forum du sud. 

Les participants à cette édition, tenue du 10 au 13 novembre dernier à  Tanger sous le thème « le sud : entre crises et émergences », ont également  insisté sur la nécessité d’exiger un retrait unilatéral israélien sur les  lignes d’avant le 30 septembre 2002, d’établir les modalités d’une gestion  administrative paritaire de la vieille ville d’Al Qods et d’activer un pilotage  diplomatique de l’Initiative Arabe de Paix et l’inscrire dans les agendas  politiques.

Concernant le renforcement des coopérations régionales pour la résolution  des crises, ce forum a plaidé pour l’organisation d’un sommet international  dédié à l’initiative arabe et africaine pour le Soudan et d’une conférence  régionale sur la gouvernance et la violence armée en Afrique du Nord et au  Moyen-Orient. 

Le lancement d’une coopération régionale inclusive pour contrer la menace du  terrorisme au Sahel et d’un plan international pour l’amélioration de la  gouvernance en Afghanistan figurent aussi parmi les recommandations de cette  rencontre internationale.

Dans le volet relatif aux coopérations à géométrie variable pour favoriser  l’intégration économique régionale, ce forum a recommandé l’adhésion de  l’Algérie à l’Accord d’Agadir, estimant que cela constitue un premier pas  vers un Maghreb uni et une réelle harmonisation des règles commerciales.

Cet accord permettra d’accélérer le calendrier d’un marché agricole commun  et de stimuler l’échange intra-maghrébin par des économies d’échelles et une  hausse de la productivité, selon les participants.     Sur un autre registre, les participants ont souligné l’importance  d’encourager les négociations de l’Union Européenne avec la Tunisie pour  l’obtention par cette dernière d’un statut avancé qui permettrait de mettre en  place un cadre de transition serein notamment en vue des prochaines élections.

Ils ont par ailleurs appelé le FMI à proposer des mécanismes d’accompagnement des politiques d’austérité en vigueur dans les pays de l’OCDE et de renforcer les mécanismes de coopération pour favoriser le développement.

Le renforcement des accords d’échanges et de mobilité internationale pour  la formation professionnelle, la mise en place d’une stratégie de formation  transversale pour anticiper les catastrophes naturelles, d’une politique de  subventionnement par ciblage des populations nécessiteuses pour concentrer les  efforts de lutte contre la pauvreté et réduire le déficit des caisses de  compensation et d’un cadre organisationnel pour favoriser la coopération  triangulaire Nord-Sud-Sud figurent également parmi les recommandations issues  des Medays 2010.

Abordant la révolution énergétique, les participants ont insisté sur la  nécessité de mieux encadrer les politiques énergétiques pour réussir  l’électrification de l’Afrique et favoriser le développement des énergies de  demain, d’encourager le développement de l’énergie nucléaire civile dans les  pays émergents en y apportant des garanties efficaces de sûreté et de sécurité  et de légiférer sur une approche par coût global dans les projets  d’investissements immobiliers publics.

L’édition 2010 des Medays a rassemblé une communauté de 200 intervenants de  très haut niveau : chefs d’Etat et de gouvernement, décideurs politiques,  chefs d’entreprises et représentants de la société civile.

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