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A l’initiative de parties étrangères à la capitale du Rif qui sort difficilement des derniers affrontements qu’elle a connus la semaine dernière et encouragés par ces mêmes parties qui souhaitent maintenir la tension dans cette région du Maroc, un appel a été lancé pour que les habitants d’Al Hoceima sortent manifester une nouvelle fois , le 30 juillet prochain qui coïncide avec la commémoration de la fête du trône. En choisissant cette date symbolique, il semble clair que les auteurs de l’appel veulent y politiser les revendications sociales pour que la situation dégénère vers le chaos. Depuis le début de ces manifestations dans cette région, ces meneurs mènent un véritable travail de sape pour faire capoter le dialogue.
Prenant conscience du danger d’une telle manipulation, les meneurs du « Hirak », ce mouvement de contestation, détenus actuellement en prison dans l’attente de leurs procès pour atteinte à la sécurité de l’état, multiplient leurs propres appels à ne pas sortir manifester le 30 juillet ni à provoquer les forces de l’ordre qui continuent de quadriller la région et principalement la ville d’Al Hoceima, foyer de la tension depuis son déclenchement. Au milieu de ces tentatives d’apaisement, le climat reste incertain avec des risques toujours présents, d’un embrasement à large échelle malgré le redémarrage de certains chantiers comme le centre d’oncologie, l’une des revendications prioritaires des habitants.

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