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Hamid Chabat , secrétaire général en exercice du Parti de l’Istiqlal s’est mis dans de très mauvais draps à  la suite de la publication sur le site officiel du parti de la balance d’un article à la gravité sans commune mesure puisqu’il insinuait que le « Maroc profond voudrait liquider Chabat ».

On le sait bien , en politique frivolité et irresponsabilité font très mauvais ménage et peuvent avoir de bien désastreux dégâts. Soit les responsables de l’Istiqlal ont des preuves accablantes corroborant leurs accusations, soit ils devront répondre de leurs actes et le ciel pourrait bien leur tomber sur la tête.

On avait à peine digéré les sulfureuses déclarations du SG de l’Istiqlal quant à la souveraineté territoriale de la Mauritanie que le parti de la balance se met à balancer des accusations mensongères et d’une insoutenable légèreté à l’encontre du ministère de l’intérieur. Il s’agit  sans aucun doute de la bavure de trop car l’on ne peut indéfiniment et impunément surtout avoir la prétention de faire de la politique à coup de sorties calomnieuses et diffamatoires.

Le ministère de l’Intérieur avait dénoncé, vendredi dernier le contenu de l’article publié le 8 février sur le site officiel du parti de l’Istiqlal accusant des parties, sans les nommer, de vouloir « attenter à l’intégrité physique » de M. Hamid Chabat, SG du Parti et demandé l’ouverture d’une enquête.
Le ministère de l’Intérieur a  ainsi adressé une correspondance au ministre de la Justice et des Libertés en vue d’ouvrir une enquête à ce sujet « pour faire éclater la vérité et poursuivre le ou les individus qui sont derrière ces accusations », précise le communiqué.

« Le site officiel du parti de l’Istiqlal a publié, le 8 février 2017, un article sous le titre: “Que veulent-ils du secrétaire général du parti de l’Istiqlal?” comportant des accusations graves, à l’encontre de parties sans les nommer, de vouloir porter atteinte à l’intégrité physique  de Hamid Chabat, secrétaire général du parti de l’Istiqlal, et véhiculant des données tendancieuses tirées d’un lexique archaïque telles que “l’Etat profond” et “la mainmise sur le jeu politique », souligne le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.
Le ministère de l’Intérieur, tout en dénonçant le contenu de cet article prêtant à des interprétations « tendancieuses », affirme avoir adressé une correspondance au ministre de la Justice et des Libertés en vue d’ouvrir une enquête « pour faire éclater la vérité et poursuivre le ou les individus qui sont derrière ces accusations, tout en informant l’opinion publique nationale de toutes les circonstances de ce sujet », ajoute le communiqué.
Le ministère, ajoute la même source, « ne peut accepter l’invention de faits, la mise en scène de calomnies et la propagation d’allégations erronées, dictées par des calculs politiciens opaques, pour adresser des accusations non fondées sans pour autant fournir les preuves ».

En conséquence, le ministère de l’Intérieur s’interroge sur les desseins de ce comportement « surtout que chaque fois que ce responsable partisan se trouve dans une situation politique délicate ne servant pas ses intérêts, se met à lancer des accusations à tout-va et de façon non responsable au lieu de traiter les problématiques posées avec sagesse et selon les exigences d’une pratique démocratique noble ».
Hamid Chabat avait été très utile lorsqu’il était question de faire passer la pilule au début du printemps arabe lorsque notre pays s’apprêtait à adopter une nouvelle constitution suite à la volonté de Sa Majesté. En effet,  usant de franc parler et abusant de populisme de très mauvaise foi le SG de l’Istiqlal avait multiplié les attaques contre le clan El Fassi stigmatisant une haine grandissante contre les membres les plus influents de la famille Fassi Fihri et profitant à souhait de la campagne de dénigrement orchestrée par les médias à cet effet.

Le prochain congrès de l’Istiqlal prévu fin mars  promet d’être très houleux puisque la porte de sortie semble promise à Hamid Chabat
Il s’agit dans tous les cas , d’une fin de cavale qui ressemble étrangement à une descente aux enfers pour Hamid Chabat.

Fatima-zahra Saidi

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