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L’on se souvient des images fortes et largement partagées sur les réseaux sociaux, des conditions catastrophiques dans lesquelles étaient organisées la lutte inhumaine contre les chiens errants dans la ville de Ksar El Kebir au nord du Maroc.
Toujours au nord du pays, à Tanger plus précisément, vient de débuter une vaste campagne sans précédent, certes moins violente, de lutte contre la mendicité. Si les chiens errants ont été abattus sans préavis et sans solution alternative, il en est de même apparemment et selon les premières images de cette opération de grande envergure aux allures de rafle massive à laquelle les habitants de la ville du Détroit, y compris lors de la présence dans la ville de chefs d’état comme le roi Salmane d’Arabie Saoudite l’été dernier ou un peu plus tard celle du président français François Hollande.
Selon les premiers témoignages recueillis sur place, des moyens impressionnants auraient été utilisés avec l’usage de la violence envers certains mendiants réticents sans que l’on connaisse le sort qui leur a été réservé après qu’ils étaient délogés de leurs emplacements habituels, d’autant plus que la ville ne dispose pas d’un lieu capable de contenir cette population concernée par ce « nettoyage » et estimée à plusieurs milliers de personnes.
Il s’agit de la première campagne d’une telle importance menée à travers le pays dans la perspective de la grande transformation de cette future métropole en ville d’accueil des croisières de luxe et du tourisme haut de gamme.
Après le slogan « Villes sans Bidonvilles », voici venu l’ère des « Villes sans Mendiants » tenues, comme Tanger, par des maires islamistes du PJD, qui comptent parmi les plus touristiques du pays.
Par Jalil Nouri

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