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Entre hypocrisie et ingratitude., on enterre bien les vivants
Certaines de nos cérémonies funéraires sont un étrange mélange du festival d’hypocrisie et du temple d’ingratitude qui sévissent effrontément et sans répit dans notre société et plus particulièrement auprès de certaines sphères .
La disparition de l’ancienne gloire du ballon rond Abdelmjid Dolmy n’a pas dérogé à cette triste règle qui veut qu’on enterre bien les vivants mais qu’on honore volontiers les morts..
Dans le monde de la chanson , du cinéma  ainsi que dans celui du sport en général et du football en particulier ainsi que dans la nomenclatura médiatique , il y a ceux qui tapent à toutes les portes dans toutes les régions du royaume afin de quémander un agrément ou récolter un lopin de terre et d’autres qui préfèrent s’éclipser , et s’éteindre- c’est bien le cas de le dire – doucement mais sûrement dans un océan d’oubli et de dignité toutefois..
Mais ceux -là plus personne ne pense plus à eux excepté à leur mort où l’on se rappelle de leur bon souvenir. .

La reconnaissance il n’en est plus question !
Un jubilé pour Dolmy , personne n’a été capable d’en organiser alors que des dizaines de millions de dirhams sont engloutis sans vergogne par des festivals de médiocrité  qu’on nous passe à la télé et des futilités publiques qu’on nous inflige et qui nous affligent !

Dolmy personne ne lui a jamais rien proposé..
Ni poste de conseiller à la fédération au chez son club de toujours le Raja et encore moins consultant à la radio ou à la télé ..
Tout le monde sait que beaucoup de sportifs et d’artistes terminent leur vie dans une extrême pauvreté , le cas le plus célèbre est celui de la perle noire Larbi Benbarek puis ceux de Houcine Toulali et Moha le maestro de la célèbre troupe d’Ahwach  ..
Aujourd’hui encore , malgré les efforts de la fondation Muhammed six pour les anciens sportifs , la vulnérabilité économique et la précarité sociale guettent avec insistance de très nombreux cas..
Un petit geste en faveur de ces derniers est plus qu’urgent car si l’Etat -providence octroie avantages et privilèges à certains favorisés,  Il est de son devoir de penser aux plus défavorisés.
Au risque de me répéter,  entre ingratitude et hypocrisie on nous inflige des injustices qui nous affligent..
Hafid Fassi Fihri

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