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Résultat inattendu pour le parti islamiste du PJD qui a fait une razzia lors des dernières élections communales et régionales, un climat de tension et des risques d’éclatement de l’actuelle majorité gouvernementale avec ses verrous qui sautent l’un après l’autre, mettant son chef, le premier ministre Abdelilah Benkirane, dans une situation intenable peu enviable.

L’attrait des présidences de communes et de régions a en effet aiguisé les appétits poussant certaines composantes de la majorité à envisager des alliances avec des partis de l’opposition malgré le pacte imposé par le premier ministre de ne conclure des accords qu’au sein de l’alliance aux affaires. Le message n’a pas été entendu puisque des partis de la majorité ont déjà commencé à nouer des accords contre-nature en violation du pacte conclu tout juste après l’annonce des résultats des élections. La volte-face des récalcitrants serait imputable à la déception de ces derniers après la décision du parti du PJD, de ne céder la présidence d’aucune commune ni région remportées haut la main par ses candidats.

Ce »chacun pour soi » n’est pas au goût de tous et pourrait annoncer de graves dissensions au sein du gouvernement et ébranler ses fondations.

Par Jalil Nouri

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