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L’élection de Nizar Baraka à la tête de l’Istiqlal sonne comme une bénédiction pour l’avenir du gouvernement conduit par Saad Eddine El Othmani.
Baraka a été reçu ce jeudi par le roi Mohammed VI qui l’a félicité pour son élection en des termes très flatteurs ce que certains ont vite interprété comme un encouragement à rejoindre le gouvernement pour renforcer la majorité en ces temps incertains, suite à ce qu’il vient de vivre ces derniers jours. Ce n’est que le 4 novembre prochain que le PPS dont deux ministres ont été révoqués décidera s’il doit quitter le gouvernement dans lequel il ne compte plus que la secrétaire d’état à l’eau, Charafat Afailal, et s’il rejoindra les rangs de l’opposition au parlement pour marquer sa déception.
Il est certain que le gouvernement El Othmani ne sortira pas indemne de ce que vient de vivre le pays et qu’il a tout intérêt à se préparer à une fragilisation de ses rangs que la formation de l’Istiqlal pourrait atténuer en occupant les postes laissés vacants et en rajoutant d’autres à son escarcelle dont les actuels titulaires n’ont pas encore trouvé leur vitesse de croisière ou carrément pas donné satisfaction depuis le début de leur mandat. Le roi Mohammed VI semble souhaiter le maintien d’un gouvernement fort sans toucher à la sacro-sainte alliance actuelle et qui traduirait , dans les faits et rapidement, les orientations énumérées dans les derniers discours royaux. El Othmani est appelé à se concentrer beaucoup plus sur les priorités nationales qu’à ce qui se passe à l’intérieur du PJD.

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