Après Londres, les violences s’étendent en Grande-Bretagne: 3 arrestations, réunion d’urgence attendue

Après Londres, les violences s’étendent en Grande-Bretagne: 3 arrestations, réunion d’urgence attendue

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Selon les premiers éléments disponibles, un policier a été heurté par une voiture peu avant trois heures du matin à Brent, un quartier du nord-ouest de Londres, en tentant apparemment d’arrêter des automobilistes soupçonnés d’avoir participé au pillage d’un magasin à proximité, a indiqué la police dans un communiqué.
Trois suspects ont été interpellés peu après.
Les émeutes, parties ce week-end d’un quartier multiethnique du nord de Londres, se sont poursuivies et étendues la nuit de lundi à mardi, contraignant le Premier ministre britannique David Cameron à écourter ses vacances.
M. Cameron tiendra une réunion d’urgence avec les services de secours et va s’entretenir avec la ministre de l’Intérieur et le chef de la police, a annoncé son cabinet.
Violences et pillages se sont également propagés dans la nuit aux villes anglaises de Birmingham (centre), de Liverpool (nord-ouest) et de Bristol (sud-ouest).
La ministre de l’Intérieur Theresa May a qualifié ces troubles « d’actes purement criminels », promettant que les responsables seraient traduits en justice. « Il n’y a pas d’excuses pour de tels crimes », a-t-elle dit à la presse.
Elle a aussi appelé les parents à mieux surveiller leurs enfants, alors que les témoignages font état de la présence d’enfants d’une dizaine d’années parmi les jeunes qui se sont livrés aux pillages de magasins.
Mme May a en revanche semblé écarter, au moins à ce stade, le recours à l’armée ou à des canons à eau évoqué par certains élus locaux pour ramener le calme, au moment où la police essuie de nombreuses critiques pour son incapacité à gérer la situation.
« La police britannique ne travaille pas avec des canons à eau. La police britannique travaille avec l’appui des différentes communautés », a-t-elle assuré.
Scotland Yard a annoncé avoir déployé 1.700 policiers supplémentaires pour faire face aux pires incidents survenus dans la capitale britannique depuis des années.
Scotland Yard a aussi précisé mardi que 334 personnes – dont un garçon de onze ans – avaient été arrêtées depuis le début samedi des violences. 69 d’entre elles ont été mises en accusation en relation avec les incidents survenus dans l’ensemble de l’agglomération londonienne. Au moins 35 policiers ont été blessés au cours du week-end.
Des immeubles étaient en feu à Croydon, Peckham et Lewisham dans le sud de Londres, tandis que des groupes de pilleurs se répandaient dans les rues d’Hackney à l’est, à Clapham dans le sud, à Camden dans le nord et Ealing à l’ouest.
Au « Ledbury », restaurant étoilé au guide Michelin, à Notting Hill, les pilleurs s’en sont pris au téléphone portable des clients et ont fait main basse sur la caisse ainsi que sur la vaisselle de l’établissement.
Des centaines de policiers anti-émeute sont intervenus pour contenir les émeutiers à Hackney, à quelques kilomètres de Stratford (est de Londres) où auront lieu les prochains jeux Olympiques dans moins d’un an.
En province, la police des West Midlands a confirmé l’arrestation de 87 jeunes qui, dans le centre de Birmingham, brisaient des vitrines de magasins et se livraient au pillage. Elle a indiqué qu’un commissariat de Birmingham était en feu.
A Liverpool, la police locale a elle aussi indiqué être confrontée à des scènes de violence, notamment l’incendie de plusieurs voitures. « Aucune violence ne sera tolérée dans les rues de Liverpool et nous avons pris des mesures rapides et fermes pour y répondre », a affirmé un porte-parole de la police, Andy Ward.
En ce qui concerne la capitale britannique, le chef de la police Tim Godwin, avait déclaré à la presse: « il y a des troubles importants dans un certain nombre de quartiers à travers Londres. Par conséquent, beaucoup de policiers sont déployés, mais je demande aux parents de commencer à contacter leurs enfants pour leur demander où ils se trouvent ».
Les premiers troubles à Londres avaient éclaté à la suite d’une manifestation samedi soir pour réclamer « justice » après la mort d’un homme de 29 ans, Mark Duggan, tué jeudi lors d’un échange de tirs avec la police à Tottenham (nord de Londres).
Le numéro deux du gouvernement Nick Clegg, qui s’est rendu à Tottenham lundi, a condamné une « vague de violence gratuite », n’ayant « absolument rien à voir avec la mort de Mark Duggan », un père de famille.
Une commission de contrôle indépendante a ouvert une enquête sur les circonstances du décès de Mark Duggan. Les résultats des expertises balistiques étaient attendus mardi.

 

AFP _________________

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