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Cette année, le mois sacré du ramadan a connu une semaine après son début, un nombre impressionnant de personnes poursuivies en justice pour avoir rompu le jeûne en public et en plein jour, un bilan éloquent qui relance le débat sur la liberté pour les citoyens de s’abstenir de suivre le mois de carême, comme le revendiquent plusieurs associations de défense des minorités.

L’une d’entre elles, AQALIATE,a vait ouvertement appelé ses militants à venir manger et boire sur la voie publique, un pas qu’ils n’ont pas osé franchir pour l’instant de craintes de représailles et d’arrestations comme celles enregistrées dans plusieurs villes du pays. Tel ce fonctionnaire arrêté à Rabat et qui risque la prison, pour avoir fumé sur son lieu de travail. C’est son supérieur qui l’a surpris, qui est à l’origine de sa dénonciation auprès de la police. A Zagora, ce sont deux hommes qui ont été conduits au commissariat le plus proche pour avoir bu de l’eau, alors qu’une fille a subi le même sort pour avoir fumé dans une salle de jeux, alors qu’un couple qui n’était pas censé ignorer la loi, c’est fait surprendre en train de s’embrasser en plein jour mais qui ont juré aux policiers respecter strictement le ramadan en s’abstenant  de manger et boire.

Une pluie de verdicts devrait tomber dans les prochains jours pour apporter plus détails sur le phénomène.

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