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C’est une villa cossue du quartier huppé Souissi de la capitale, servant de casino clandestin et appartenant à une femme médecin à la retraite qui est à l’origine de sanctions disciplinaires prises par la Direction Générale de la Sûreté Nationale contre des gradés pour avoir été négligents dans une affaire d’attaque de cette maison par des hommes cagoulés. Ces derniers, bien renseignés, armés de couteaux et d’épées ont menacé les personnalités présentes issues des milieux des affaires, de la haute administration et des médias puisque une responsable de l’information de l’une des deux chaînes de télévision publiques se trouvait parmi les joueurs et qui a réussi à prendre la fuite avant l’arrivée de la police pour éviter le scandale. Les agresseurs étaient venus sur ordre d’un habitué des lieux pour voler les mises, considérées comme importantes et les bijoux des joueurs mais surtout pour récupérer des chèques d’une valeur très importantes laissés par le commanditaire de l’agression, comme garantie en attendant qu’il honore ses dettes de jeu évaluées à plusieurs millions. L’affaire fait grand bruit à Rabat depuis que cet homme a avoué et livré l’identité de ses complices ainsi que celle des habitués de ce casino clandestin qui se trouvaient sur place au moment de l’agression. Le juge les a tous convoqués pour leur participation à une activité illicite, bien qu’ils soient très connus dans la capitale de par leur fonction et leur statut.

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