Attentats à Bombay: tous les groupes « hostiles à l’Inde » sont suspects

Attentats à Bombay: tous les groupes « hostiles à l’Inde » sont suspects

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Un précédent bilan fourni mercredi dans la nuit par le ministère de l’Intérieur faisait état d’au moins 21 morts.
« Tous les groupes hostiles à l’Inde sont dans le radar. Nous n’excluons rien, nous regardons tout le monde pour trouver qui est derrière ces attaques », a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse à Bombay.

 

Aucun groupe n’a revendiqué les trois explosions simultanées qui se sont produites mercredi soir, à une heure d’affluence dans des quartiers animés de la capitale financière indienne.

De précédents attentats ayant frappé l’Inde ont été imputés dans le passé à deux groupes islamistes: celui des Moudjahidine indiens et le Laskhar-e-Taïba (LeT), installé au Pakistan.
« Nous ne montrons pas du doigt ce groupe-ci ou ce groupe-là », a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Intérieur a cependant évoqué la position particulière de l’Inde dans la région: « Nous vivons dans le voisinage le plus troublé au monde. Le Pakistan et l’Afghanistan sont l’épicentre du terrorisme. Nous sommes voisins ».
« Le fait de vivre dans le voisinage le plus troublé (fait que) chaque partie de l’Inde est vulnérable ».
Selon P. Chidambaram, l’objectif visé est « l’unité de l’Inde, son intégrité et sa prospérité. Il y a des éléments hostiles à l’Inde qui ne veulent pas que l’Inde croisse et prospère, ce sont ces éléments qui sont derrière les explosions à la bombe ».

Les trois bombes ont explosé dans des quartiers fréquentés, dont deux situés dans le sud de Bombay déjà frappé en novembre 2008 par un commando de dix hommes lourdement armés qui avaient fait 166 morts au cours d’un siège de 60 heures.

L’Inde avait alors accusé le LeT d’avoir orchestré ces attentats, entraînant la suspension des fragiles discussions de paix bilatérales entre New Delhi et Islamabad.

Le ministre a assuré que le triple attentat mercredi ne pouvait être imputé à un laxisme au sein des services de renseignement.
Les différents services de renseignement ont d’ailleurs « neutralisé » avec succès un certain nombre d’attaques planifiées depuis novembre 2008, a-t-il certifié, se refusant à donner plus de précisions.

Les attentats ont été condamnés à l’étranger, le président américain Barack Obama les qualifiant de « révoltants », tandis que la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a annoncé qu’elle maintenait sa visite en Inde prévue la semaine prochaine.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a « condamné dans les termes les plus forts » les attentats, réaffirmant que « les actes de terrorisme sont criminels et injustifiables, quelle que soit leur motivation ».

Le président français Nicolas Sarkozy a « condamné » mercredi « avec la plus grande fermeté la violence lâche et aveugle » des attentats, qualifiés d’actes « barbares » par le chef de la diplomatie française Alain Juppé. Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a condamné des « actes de terrorisme déplorables », tandis que le Premier ministre canadien Stephen Harper a « fortement condamné » les attentats.

Les deux plus fortes explosions, qui se sont produites à une heure d’affluence, ont frappé un marché de l’or et un quartier abritant des courtiers en diamants ainsi que des bijouteries dans le sud de la ville. Une troisième explosion a touché plus au nord une zone résidentielle de la classe moyenne.

Les bombes déclenchées par un minuteur, selon M. Chavan, ont explosé dans un intervalle de 15 minutes à partir de 18H50 locales (13H20 GMT).
« Il est clair que les auteurs voulaient toucher le plus de monde possible. De nombreuses personnes ont été blessées », a déclaré à des journalistes un ministre du gouvernement local, Chhagan Bhujbal.

Des témoins à l’extérieur du bâtiment abritant des courtiers dans le sud de Bombay ont déclaré qu’une voiture piégée avait explosé vers 18H45 (13H15 GMT), au moment où le quartier grouillait d’employés rentrant chez eux.
« Il y avait beaucoup de gens gravement blessés. Nous ne savons pas combien sont morts mais c’était une très grosse explosion », a déclaré à l’AFP Nimesh Mehta, 38 ans, qui tient un stand d’alimentation.
« C’était une attaque lâche », a témoigné Ravinder Singh, 48 ans. « C’était des innocents, pauvres comme riches ».

Le dernier attentat en Inde s’est produit en février 2010 à Pune, dans l’ouest du pays. Une explosion avait frappé un restaurant bondé, faisant seize morts.

En 2006, une série de sept puissantes explosions dans des trains de banlieue à Bombay avaient tué 187 passagers et fait 800 blessés, des attaques dans lesquelles l’Inde avait aussi vu la main de groupes rebelles basés au Pakistan.

AFP_________________

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