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Officiellement ils seraient un peu plus de 3000, mais dans la réalité, le nombre de marocains enrôlés dans les milices de Daech et livrant des batailles actuellement seraient beaucoup plus nombreux. Or avec les pertes significatives que le groupe terroriste accumule ces derniers mois et qui viennent de s’accentuer avec la perte du bastion de Mossoul en Irak et celle de Rakka, cet autre fief en Syrie qui serait sur le point de tomber, les sécuritaires marocains s’attendent, avec la disparition du mouvement de Aboubakr Al Baghdadi, à quitter les zones de combats et à revenir au pays, dans les prochaines semaines, leur retour n’étant plus qu’une question de préparatifs, vu que toutes les frontières des autres pays leur seront fermées.

Condamnés par avance à passer par la case prison après avoir répondu de leurs actes, leur trahison et leurs crimes, ces hommes devront être soumis à un traitement approprié et isolés dans des espaces aménagés dans des prisons non préparées à recevoir de tels détenus dangereux, qui bien que désarmés, restent potentiellement dangereux y compris derrière les barreaux.

Leur fichage et celui de leurs proches étant déjà réalisé, un long travail restera à mener à travers de longs interrogatoires dont le contenu et les résultats constitueront un précieux matériau pour tous les pays collaborant avec le Maroc dans la lutte anti-terroriste internationale, particulièrement celle concernant Daech qui deviendra bientôt un mauvais souvenir à jeter aux oubliettes, une fois décimé.

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