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L’alerte est très sérieuse et la situation assez grave pour appeler les citoyens à la prudence et à la prévoyance au moment d’utiliser des billets de 200 dirhams qui feraient actuellement l’objet d’un grand trafic par des faussaires expérimentés que la police spécialisée recherche toujours à travers le royaume.
Il  ne s’agit pas dans le cas d’espèce d’une petite quantité isolée, de billets produits de manière artisanale avec un modeste scanner, mais bel et bien d’un gang international, disposant d’un matériel lourd d’impression de dernière génération pouvant mettre sur le marché par le biais du blanchiment des centaines  de billets d’une seule traite, parfaitement imités des originaux avec une remarquable précision et difficilement détectables par le commun des mortels.
Fort heureusement et comme le crime n’est jamais parfait, il existe des failles qui peuvent être décelées au toucher, à défaut d’un détecteur, de plus en plus disponibles aux guichets bancaires et de change.
Si les billets bleus ont la préférence des faussaires c’est principalement pour leur valeur, qu’ils représentent la moitié des billets en circulation et qu’ils se prêtent le plus à une imitation facile reconnue par Bank al Maghrib qui souligne dans un récent rapport que 44% des billets contrefaits sont ces mêmes billets de 200 dirhams, suivis par ceux de 100 et de 20 alors que ceux de 10 ferment la liste avec 1% de faux. Mais selon la banque centrale qui appelle à la vigilance, le trafic est maîtrisé et se situe toujours en deça des normes acceptables et qui sont de 20 billets faux pour 1 million en circulation.
Par Jalil Nouri

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