Au Caire, les manifestations continuent mais la vie reprend son cours

Au Caire, les manifestations continuent mais la vie reprend son cours

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Alors que les manifestations continuaient pour réclamer le départ d’Hosni Moubarak, des banques et des commerces ont rouvert et les rues qui s’étaient vidées ces derniers jours sont à nouveau prises d’assaut par les automobilistes.
« Dieu merci! Ces dix derniers jours, je gagnais à peine assez pour payer l’essence et ma chicha » (pipe à eau, NDLR) lance un chauffeur de taxi, qui dit avoir acheté sa voiture cinq jours à peine avant le début de la contestation.
Devant un McDonald, des salariés nettoient la vitrine, qui avait été couverte de peinture blanche après le début des manifestations, lorsque la police avait disparu des rues, entraînant une vague de pillages.
« On rouvre dans une demie-heure », lance un employé alors que d’autres passent énergiquement la serpillière.
Les embouteillages ont aussi fait leur retour dans les rues bondées du Caire, métropole de 20 millions d’habitants. Les gens retournent au travail, et les klaxons résonnent à nouveau.
La police, qui avait disparu des rues du Caire après des heurts violences avec les manifestants, est de retour.
Et les comités populaires qui avaient spontanément pris en main la protection des quartiers contre les pillards, étaient beaucoup moins présents dimanche, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Devant les banques, de nombreux Egyptiens faisaient la queue pour retirer de l’argent, après plusieurs jours de pénurie dans les distributeurs automatiques. La banque centrale a limité les retraits en liquide à 50.000 livres égyptiennes (6.300 EUR) par personne et par jour.
« Les gens veulent retirer de l’argent. C’est la seule agence ouverte dans le quartier », explique un client dans une queue de 150 personnes.
La télévision d’Etat a diffusé des images de clients patientant devant des agences bancaires ou faisant leurs courses dans des épiceries bien achalandées, pour montrer que la vie normale a repris son cours.
« Ce n’est pas nous qui avons fermé les banques ou imposé un couvre-feu. C’est vrai, nous occupons une partie vitale de la capitale, mais c’est de sa faute », lance Khalid Abdalla accusant M. Moubarak. L’acteur, né en Ecosse, participe à la révolte depuis le début.
Place Tahrir, épicentre de la contestation dans le centre de la capitale égyptienne, des manifestants retranchés derrières des barricades continuaient à crier leur détermination à rester sur place tant que le président Moubarak ne démissionne pas.
Le bâtiment abritant les principales administrations du gouvernement est resté fermé.
La porte menant à l’immense esplanade occupée en permanence depuis neuf jours par des protestataires est surveillées par une poignée de soldats, alors que des manifestants continuent d’affluer.
Commerces et restaurants sont restés fermés aux alentours immédiats de la place Tahrir, où des partisans de Moubarak et des opposants se sont violemment affrontés cette semaine.
De nombreux soldats étaient déployés non loin, devant le Musée égyptien, sans démanteler les barricades montées par les manifestants anti-Moubarak, dont certains s’étaient assis autour des tanks pour les empêcher de partir.
Des manifestants craignent un départ de l’armée, qui les laisserait vulnérables face à de nouvelles attaques de partisans de M. Moubarak, ou une tentative de l’armée pour vider la place.
AFP

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