Au Koweït, les Bidouns apatrides restent en prison

Au Koweït, les Bidouns apatrides restent en prison

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Au Koweït, les Bidouns, ce sont les « sans », un raccourci pour désigner quelque 100 000 habitants de l’émirat pétrolier sans nationalité, sans papiers et donc sans droits. Une question de nationalité apparue avec la fin du protectorat britannique et l’indépendance de l’Etat du Koweït en 1961. L’attribution d’une citoyenneté pleine et entière s’est alors avéré un enjeu économique crucial. Il faut en effet être un ressortissant national de pleins droits pour bénéficier de la redistribution de la rente pétrolière, ciment social du petit émirat.

De la naissance à la mort, les citoyens du Koweït disposent en effet d’une série de droits : à la santé, à l’éducation, à la terre, au travail ou à des prêts financiers par exemple. De tout cela, les bidouns sont écartés, considérés comme des étrangers, pire encore, des apatrides puisque le Koweït refuse de leur délivrer le moindre document officiel, certificat de naissance, de mariage ou de décès.

Début janvier, le Koweït avait promis de naturaliser un tiers d’entre eux, environ 34 000 Bidouns. Des apatrides engagés dans l’armée et la police, ceux dont les noms figurent dans un recensement de 1965 ou bien ceux qui peuvent justifier d’une mère koweitienne. Les autres, l’immense majorité resteront des étrangers, des Bidouns.

 

rfi.fr____________

 

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