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A voir la violence avec laquelle a été réprimée une manifestation organisée par des proches des victimes du drame du pèlerinage de la Mecque cette année et sa gestion catastrophique par les autorités saoudiennes, l’on s’aperçoit bien que l’Arabie Saoudite et ses intérêts sont quasi sacrés et de ce fait , il est déconseillé de leur porter la moindre critique.

Cette manifestation pacifique et aux slogans modérés devait surtout montrer le chagrin de ses familles encore en deuil et le sentiment d’abandon qu’ils ont pu avoir en restant sans nouvelles des pèlerins qu’ils ont perdu par négligence établie. Était-ce une raison suffisante pour que les forces de l’ordre s’abattent avec un tel acharnement sur des personnes encore sous le choc de la perte d’un proche comme elles le font rarement sous prétexte que la manifestation devant le parlement n’était pas autorisée ?
La vérité est à chercher ailleurs car, à l’évidence, l’autorisation n’aurait jamais été accordée de toute manière en raison de la profonde amitié et les liens étroits qui lient les deux pays dont la parfaire illustration est la présence de l’armée marocaine dans la coalition arabe dirigée par l’Arabie Saoudite pour anéantir la rébellion houthiste au Yémen.

Cette réalité, contre laquelle il ne peuvent rien, des familles endeuillées ont bien compris que pour attaquer l’Arabie Saoudite en justice pour ces négligences et convaincus que celle de leur pays ne recevrait jamais leur plainte, ils ont décidé de s’adresser à une juridiction française dans une démarche désespérée.

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