Au Pakistan, la Cour suprême rejette l’appel de l’inculpation du Premier ministre

Au Pakistan, la Cour suprême rejette l’appel de l’inculpation du Premier ministre

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La décision de la Cour suprême signifie que le Premier ministre sera formellement inculpé lundi d’outrage à la justice pour avoir refusé de relancer les poursuites contre le président pakistanais pour détournement de fonds publics.

Ça signifie également que la justice pakistanaise ne reconnait pas l’immunité des responsables politiques, et en l’occurrence celle du chef de l’Etat, car, au fond, c’est de lui dont il s’agit, dans cette affaire qui remonte aux années 90. Ça signifie enfin, qu’entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif, le règlement de compte se poursuit.

Ce sont des vieux comptes qui remontent à la chute de la dictature militaire incarnée jusqu’aux élections de février 2008 par le général Musharraf. Quelques semaines avant le scrutin, sentant approcher la fin de son règne, Pervez Musharraf avait pris un certain nombre de décisions de nature à lui ménager une sortie honorable et notamment celle d’autoriser le retour en politique de Benazir Bhutto. Dans la foulée il promulguait un décret d’amnistie l’exonérant de toute poursuite judiciaire ainsi que son mari Asif Ali Zardari qui allait devenir quelques mois plus tard le président pakistanais.

Incontestablement les juges de la Cour suprême, qui ont beaucoup souffert du passage au pouvoir du général Musharraf, ne renoncent pas de remettre l’histoire en ordre.

 

rfi.fr_______________

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