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Tout porte à croire que le prochain congrès du PJD, sans doute le plus décisif pour son unité de son histoire, ne se déroulera pas dans le calme au mois de décembre, comme prévu. Les esprits des principaux dirigeants s’échauffent au fur et à mesure que l’échéance approche et il est curieux de trouver à chaque fois, Abdelilah Benkirane, au centre de toutes les empoignades, au point de se demander si ses adversaires ne lui feront pas subir le même sort que Hamid Chabat à l’Istiqlal, avant qu’il ne transforme le congrès en ring et en affrontements entre partisans et frères ennemis.
Le dernier épisode de sa querelle larvée avec son ancien soutien, Mustapha Ramid, avant que ce dernier ne rejoigne le camp des ministres proches de son rival El Othmani a montré la fragilité de la solidarité de façade qui règne au sommet de cette formation pour croire qu’elle peut voler en éclats. En l’absence d’un homme fort pour lui succéder, Benkirane s’impose à son parti comme le seul candidat à sa propre succession alors que tout est fait, au contraire, pour éloigner cette perspective. Sachant qu’il ne pourra plus espérer redevenir chef de gouvernement, Benkirane continue , contre vents et marées, à s’accrocher au poste de secrétaire général du PJD, le temps de trouver un successeur et lui faire gravir les échelons afin de faire perdurer sa main mise et rester un pion central dans le jeu politique. Pour cela et bien d’autres motivations, Benkirane n’est pas prêt de se faire oublier.
Par Jalil Nouri

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