Au SIEL, les enfants n’ont que l’embarras du choix

Au SIEL, les enfants n’ont que l’embarras du choix

232
0
PARTAGER

En effet, plusieurs ateliers sont mis gracieusement à la disposition des  enfants, qui viennent non seulement de Casablanca, mais de toutes les régions  du Royaume à travers des voyages organisés par leurs écoles respectives.

L’intérêt à la lecture et au livre commence dès l’âge de l’enfance, un âge  déterminant pour l’avenir, l’objectif étant de préparer l’enfant à prendre  l’initiative, à s’investir dans la création et à ne pas se contenter de la  simple consommation, comme l’a confié à la MAP, Mme Fatima Lasri, responsable  de la programmation et du suivi de l’espace enfant.

Calligraphie, arts plastiques, contes, théâtre, Break Dance et graffiti sont  quelques-uns des ateliers proposés aux enfants et encadrés par des  professionnels, prévoyant des prix pour certains d’entre eux, a-elle ajouté.    

Quelques ateliers sont organisés pour la première fois au SIEL, dont celui  du théâtre et de l’apprentissage de ses techniques, visant à permettre aux  enfants une participation effective, tout comme le Tifinagh, avec l’objectif de  les initier à l’écriture amazighe.

Les ateliers de « Break Dance » et de graffiti, qui sont aussi des arts  faisant partie de la culture moderne, ont été de même programmés pour suivre le  rythme du développement, sortir un peu du classique et répondre aux attentes  des jeunes, tout en leur offrant une grande liberté de choix, a expliqué Mme  Lasri.

Evoquant le taux de fréquentation de l’espace création et récréation, elle  s’est réjouie de la participation active et massive des enfants à cette  édition, qui a accueilli au premier jour quelque 500 élèves. Mais, sous la  pression des demandes qui deviennent de plus en plus croissantes au fil des  jours, les organisateurs ont été contraints de porter le nombre d’enfants  participant aux ateliers à plus de 30 par groupe pendant la matinée et autant  l’après-midi, au lieu de 15 enfants initialement.   

Pour Wahid Chakib, formateur et enseignant de théâtre à Bordeaux, les  enfants qui fréquentent cet espace deviennent des créateurs, adhèrent aux  pratiques artistiques et font preuve d’une forte implication, grâce à la  mobilisation de la part des enseignants.

En vue d’initier les jeunes, par exemple, au conte, dont la formule  envoûtante Kan Ya Ma Kan (il était une fois) a cette magie de rassembler les  enfants autour du conteur, mais aussi parce que ce dernier puise dans la  littérature orale marocaine la majorité des histoires racontées, en arabe et en  français, c’est eux qui en deviennent les créateurs.
Ils sont donc invités à travailler avec lui, en commençant par l’écriture  pour passer ensuite à l’illustration. Les contes réalisés seront contenus dans  un livre qui sortira à la fin et mettra en valeur tout le travail accompli par  eux.

Ainsi, les enfants deviennent créateurs et spectateurs à la fois, selon ce  lauréat de l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle  (ISADAC), répondant au fait à l’objectif fixé cette année par le ministère de  la culture, celui de favoriser la création.

En atelier de théâtre, les enfants s’exercent à l’improvisation et à la  lecture à haute voix des textes d’auteurs et de poètes dans le but d’avoir la  possibilité et les moyens artistiques et éducatifs pour mieux s’impliquer dans  une démarche artistique et citoyenne à travers le jeu, l’expression corporelle  et les techniques d’interprétation.

Ces jeunes font alors l’apprentissage d’eux-mêmes comme acteurs, en se  confrontant et se mesurant au monde autour d’eux. Réceptifs, ouverts,  sensibles, ils prennent contact avec les exigences de la parole, du corps, du  texte, du personnage, de la situation, en un mot: du jeu théâtral.

Parmi les thèmes programmés par les initiateurs et travaillés par les jeunes  apprentis, figurent le rôle de l’éducation théâtrale dans le développement  personnel et social des jeunes, la valorisation de la lecture à haute voix et  de l’expression orale, le développement de la qualité d’écoute, de jeu, de  concentration et d’observation, ainsi que le travail sur le corps et sur les  techniques de l’interprétation.  

Le jeune public, en particulier les élèves d’établissements scolaires, ont  également droit à des ateliers animés par le Conseil consultatif des droits de  l’homme (CCDH), dans le cadre de sa mission de promotion de la culture des  droits humains, avec pour objectifs de les sensibiliser à la Déclaration  universelle des droits de l’Homme, de vulgariser les instruments de ces droits  et de les informer sur la Convention internationale des droits de l’enfant.

Au Salon international de l’édition et du livre, organisé sous le thème  « Pilier de la société et du savoir est le livre », l’enfant se taille la part du  lion, car c’est lui l’homme de demain et l’avenir du pays.

 

MAP_____________________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

 

Commentaires