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Plus que quelques encablures avant le vote de l’Unesco pour un nouveau nom à la tête du bras culturel de l’ONU , en remplacement de la bulgare Bukova. Et qui de mieux placée pour remplir cette fonction que l’ancienne ministre de la culture française et fille du conseiller royal marocain, André Azoulay. Une femme au caractère bien trempé et un profil adéquat pour le poste mais il faudra s’attendre à de rudes conciliabules en coulisses tellement l’enjeu est important. La candidate française par avec le soutien de son gouvernement et du président Emmanuel Macron qui marquerait un point au niveau des instances diplomatiques internationales car le vote est avant tout politique, loin des considérations purement culturelles.
D’ailleurs la bataille se place avec les États-Unis qui ne cachent pas leur volonté de réduire leur contribution financière à l’Unesco, surtout depuis que la Palestine y a été accepté, à l’instigation d’Israël qui voit très mal cette présence palestinienne au sein de l’organisme onusien. Bien que de confession juive, Audrey Azoulay ne risque pas de jouer la même partition pour suivre la ligne diplomatique défendue par son pays. Pour ce qui est des avantages que tirera le Maroc de son éventuelle élection, ils sont nombreux, à commencer par son rayonnement à l’international.
Par Jalil Nouri

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