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Rarement un nouveau venu dans le domaine de la chanson populaire aura suscité un tel intérêt teinté de curiosité comme le phénomène Othmane Mouline, la nouvelle étoile de la musique « Châabi » dont il ne joue pas un seul instrument à l’exception du « Bendir » pour apporter du rythme à son répertoire.

Autant dire que l’artiste n’a pas de connaissances musicales confirmant ainsi son statut d’Ovni dans ce registre populaire qui l’a éloigné de celles apprises dans une grande école de gestion pour se consacrer exclusivement à ce nouveau métier de chanteur dans les soirées privées, à l’origine de son ascension. Le jeune issu d’une famille aisée et connue, ne cache pas pourtant que c’est le gain qui l’a poussé à choisir le chemin de la chanson populaire traditionnelle, généralement interprétée par des voix féminines, qu’il a revisitée avec son style.

Et le nouveau venu s’en tire pas mal avec un cachet de 70.000,00 dirhams qui, multiplié par trois ou quatre soirées par semaine soit 1.120.000.00 dirhams par mois, fera des jaloux et incitera d’autres lauréats de son école à suivre son chemin, chose guère flatteuse pour l’image de cet établissement. Un cachet qui échappe en totalité au fisc de surcroit et qui lui permettra de garnir rapidement son compte en banque, en tous les cas mieux que s’il s’était contenté d’un salaire de cadre.

Pour en savoir plus sur ce phénomène, suivez-le sur 2m, dans le cadre de l’émission « Rachid Show » ce vendredi soir.

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