Avec la fin de la crise politique en vue, la Belgique espère...

Avec la fin de la crise politique en vue, la Belgique espère un répit

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Sur les marchés, les taux belges à dix ans se sont envolés ces derniers jours. Ils s’approchaient des 6% vendredi. Le « spread » ou écart de taux par rapport au « bund » allemand ne cesse lui aussi de s’étirer dangereusement.

 

L’accord sur le budget fédéral devrait permettre de réduire le déficit de la Belgique à 2,8% du PIB en 2012 et d’atteindre l’équilibre en 2015, a affirmé le chef des négociateurs et Premier ministre pressenti, le socialiste francophone Elio Di Rupo.
« Les mesures (budgétaires) nous permettront d’économiser 11,3 milliards en 2012. Il s’agit de l’assainissement budgétaire le plus important de l’après-guerre », a-t-il souligné.

La Belgique, sans gouvernement depuis plus de 500 jours et avec une dégradation des finances publiques « vertigineuse », espère que les marchés et la Commission européenne relâcheront leur pression alors que la crise semble se dénouer.
« On espère pouvoir former (un gouvernement) dans le courant de la semaine prochaine », a dit M. Di Rupo qui devrait gouverner avec une coalition rassemblant socialistes, démocrates-chrétiens et libéraux francophones et flamands.

Mais l’encre de l’accord budgétaire à peine séchée, des critiques ont fusé et démontré que la Belgique, sans gouvernement de plein exercice depuis avril 2010, n’est pas forcément tirée d’affaire.
« L’agitation sociale est inévitable » face aux mesures de rigueur prévues, ont annoncé dimanche les représentants des principaux syndicats du royaume. Les syndicats ont appelé les salariés belges à descendre dans la rue le 2 décembre.

« Il s’agit d’un budget inéquitable réalisé sous la pression des marchés financiers », a déploré Rudy De Leeuw du syndicat socialiste FGTB. Les plus gros efforts seront supportés par les plus faibles, a-t-il ajouté.
« Tout le monde devra faire des efforts », a reconnu M. Di Rupo mais, a-t-il ajouté, les mesures de rigueur sont « justes et sérieuses ».

Du côté politique, les nationalistes flamands de la N-VA, première formation politique de Flandre (nord), qui ne seront pas associés au prochain gouvernement, ont catégoriquement rejeté le compromis trouvé par les six partis politiques (dont trois flamands) qui ont négocié l’accord budgétaire.
« Ce sera un gouvernement en minorité du côté flamand qui imposera des économies qu’une majorité de Flamands devra payer », a dit dimanche le leader de la N-VA, Bart De Wever.

Ces propos ont fait l’effet d’une douche froide en Belgique alors que le fossé ne cesse de s’élargir entre le Nord néerlandophone et le Sud francophone ainsi qu’entre l’Etat fédéral et les régions qui réclament davantage d’autonomie.

Aux yeux du leader nationaliste, ce budget est fait aux deux tiers d’impôts nouveaux qui seront surtout payés par les Flamands. « Il détériorera considérablement le climat d’investissement dans le pays et n’aura que peu d’effets sur les taux d’intérêts que doit payer la Belgique », a-t-il dit.

Entre la surveillance des marchés financiers et celle des nationalistes flamands, le futur gouvernement aura fort à faire pour éviter que ces divisions, dangereuses pour son unité, ne réapparaissent, estimaient dimanche plusieurs commentateurs.

Les représentants des six partis qui veulent former une coalition gouvernementale doivent encore s’entendre sur le dossier de l’immigration et de l’asile. Il faudra ensuite répartir les portefeuilles entre les six partis, désigner les ministres et convoquer le Parlement pour entériner l’accord.

AFP________________

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