Avec l’accident de Fukushima, les anti-nucléaires donnent de la voix

Avec l’accident de Fukushima, les anti-nucléaires donnent de la voix

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« Continuer le nucléaire avec ce que l’on sait, ça relève clairement de l’inconscience! », s’énerve Jean-Marie Brom, ingénieur atomique, membre du Réseau Sortir du Nucléaire.
« A Tchernobyl, on pouvait se cacher, même si c’est un mensonge, derrière le +ce n’est pas possible chez nous, les Russes ne savent pas de quoi ils parlent+, mais là, on ne peut plus le dire. Les Japonais sont aussi forts que nous en technologie », poursuit ce directeur de recherches au CNRS.

 

Chaîne humaine de dizaines de milliers de personnes en Allemagne, manifestation prévue à Paris, appels à la fin du nucléaire des partis et associations écologistes de l’Italie à l’Australie… la mobilisation prend forme et les ONG veulent se faire entendre.
« Il faut fermer progressivement les réacteurs et ne pas en construire de nouveaux », insiste Greenpeace. « Malédiction de l’atome », renchérissent les Amis de la Terre.
« Ca fait un moment qu’on tirait la sonnette d’alarme, et on déplore qu’il faille en arriver là pour que les autorités puissent se poser des questions, et on n’est même pas sûr qu’elles le fassent », déclare à l’AFP Sofia Majnoni de Greenpeace France.

Pour elle, la « catastrophe » en cours au Japon « va mettre un terme à 25 ans de discours sur la sécurité nucléaire, rodé, notamment par Areva », le groupe nucléaire français et géant mondial.

Avant le séisme japonais, le nucléaire civil se portait plutôt bien dans le monde sur fond de cherté du pétrole. Il avait subi un coup d’arrêt après les catastrophes de Three Miles Island (Etats-Unis) en 1979 (incident classé 5 sur une échelle de 7), et Tchernobyl (URSS) en 1986 (niveau 7).

Aujourd’hui, il y a environ 440 réacteurs répartis dans une trentaine de pays, principalement les Etats-Unis, la France et le Japon, qui fournissent environ 15% de l’électricité mondiale.

Fin 2009, une soixantaine d’autres étaient en construction.

Le nucléaire est une énergie qui émet très peu de CO2, l’un des principaux gaz à effet de serre à l’origine du changement climatique. Elle est particulièrement prisée des grands pays émergents, comme la Chine ou l’Inde, mais elle a aussi retrouvé les faveurs de certains dirigeants en Europe.

Les autorités britanniques ont indiqué fin février qu’elles devraient donner leur feu vert provisoire à l’utilisation de la technologie EPR pour la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a, elle, décidé en 2009 de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires alors que son prédécesseur voulait les fermer au plus tard vers 2020.

Fukushima portera-t-elle le coup de grâce, tant attendu par les anti-atomes, au développement du nucléaire?

L’Autriche a exigé dès dimanche la réalisation de tests de résistance des centrales nucléaires en Europe pour vérifier notamment si elles « sûres en cas de tremblement de terre ».

Ce pays, dont les écologistes réclament régulièrement la fermeture des centrales proches en Slovénie et Slovaquie, est fortement opposé à l’énergie nucléaire.

Pour Sofia Majnoni de Greenpeace, il « paraît impensable qu’il n’y ait pas une prise de conscience après une catastrophe de ce type… ».

AFP__________________________

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