AVEC OUZZINE, CES AUTRES MINISTRES QUI AURAIENT DÛ DÉMISSIONNER

AVEC OUZZINE, CES AUTRES MINISTRES QUI AURAIENT DÛ DÉMISSIONNER

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En raison de ces graves négligences et leurs conséquences pour le présent et l’avenir, le ministre de tutelle, Mohammed Ouzzine, connu pour parler en l’air plus qu’agir, a refusé de reconnaître courageusement sa responsabilité et de démissionner.

Mais comme d’autres ministres dans d’autres affaires, il refusera de le faire, se contentant de trouver des fusibles parmi les responsables de son département pour les offrir en pâture à l’opinion publique et de mettre sur pied une commission d’enquête dont les conclusions seront classées sans suite, échappant ainsi à toute reddition des comptes, comme l’ont fait avant lui des collègues du gouvernement quand la situation le nécessitait, qui n’ont jamais fait preuve de courage politique en démissionnant, ni reconnu leur responsabilité en respectant le principe de la reddition des comptes, base de la bonne gouvernance dont les responsables marocains font peu de cas. Une bonne brochette de ministres s’y sont soustraits avec ce gouvernement qui a fait pourtant de la bonne gouvernance et de la lutte contre le « fassad » son cheval de bataille.

Le premier et celui qui se dérobe très souvent à cette décision de démissionner est l’actuel ministre de l’habitat , Nabil Benabdellah, qui, pourtant, avait promis publiquement de le faire au moindre effondrement de maisons. Jamais il n’osera.

Idem pour le ministre de l’équipement et du transport, Aziz Rebbah, qui par décence et avec courage aurait dû prendre le même chemin après les effondrements de ponts et de routes par centaines lors des dernières inondations dans le sud.

La même démarche aurait été saluée si le ministre de la justice, Mustapha Ramid, avait remis sa lettre de démission au moment de la libération par erreur du pédophile Galvan, tout comme sa collègue Bassima Hakkaoui, en charge de la protection de la famille qui avait une autre occasion avec le suicide de l’adolescente Amina mariée de force à son violeur.

Sans oublier le ministre de la communication Mustapha El Khalfi, qui avait été décrédibilisé et déshonoré lorsqu’il s’était vu dessaisir du dossier des cahiers des charges de la production à la télévision.

Enfin il y a lieu de citer le cas du ministre des affaires islamiques, Ahmed Taoufik, quand l’effondrement d’une vieille mosquée avait fait des dizaines de morts sans oublier le chef de la diplomatie, Salaheddine Mezouar, quand après un précédent passage au ministère des finances, l’opinion publique devait découvrir qu’il s’octroyait des primes conséquentes indues en violation du règlement et en période d’austérité.

Cette liste est extensible et nombreux encore sont ceux qui devraient y figurer.

Par Jalil Nouri

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