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La décision de la Suède d’autoriser le Polisario à ouvrir une représentation diplomatique dans sa capitale brisant l’unanimité et la position commune de toute l’Union Européenne sur cette question, a créé un grand embarras au Maroc qui a décidé d’envoyer une délégation de leaders politiques plaidé sa cause auprès des autorités suédoises avant d’adopter le principe de sanctions à l’égard de Stockholm, des sanctions aux conséquences imprévisibles si le royaume en venait à décider la rupture des relations diplomatiques avec un pays dont la voix compte non seulement en Scandinavie mais à l’échelon européen.

Le Maroc a déjà franchi un premier pas en stoppant net l’ouverture à Casablanca de la grande surface du géant du mobilier « Ikea » pour non conformité. Les responsables de cette enseigne ont tenu à préciser qu’il s’agit d’un simple report de l’inauguration soucieux visiblement de jouer l’apaisement et de dépolitiser l’avenir de leur implantation dans le royaume. Mais si cette mesure devient réelle et effective après le refus de la Suède de revenir sur sa décision, elle créerait un fâcheux précédent pour l’image du Maroc à l’étranger surtout pour les investisseurs, d’autant plus que la firme suédoise victime de la crise diplomatique pourrait avoir recours à plusieurs options pour défendre ses intérêts.

A ce titre, elle pourrait pousser son gouvernement à mener une vaste campagne anti-marocaine au sein des instances européennes et poursuivre le Maroc devant les tribunaux internationaux du commerce pour récupérer son investissement et ses dédommagements.

Par Jalil Nouri

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