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Aziz Akhenouch, le chef de la formation du RNI, peut se frotter les mains pour le rappel à l’ordre que vient de recevoir le chef du gouvernement désigné, Abdelilah Benkirane, pressé par le roi de former son équipe dans les plus brefs délais.
Abdelilah Benkirane n’a plus d’autre choix, donc, que de déclarer au parti de l’Istiqlal, qu’il ne pourra pas faire partie du prochain gouvernement pour des raisons indépendantes de sa volonté. Ces raisons se résument dans le véto d’Akhanouch à toute participation de cette formation et en conditionnant l’entrée de son parti du RNI dans la coalition à la mise à la touche de Hamid Chabat et ses ministres.
Pour avancer et ne pas contrarier la décision royale de lui envoyer deux conseillers, Benkirane devrait prendre cette douloureuse décision dans les prochaines heures, ou se démettre de ses fonctions . Ce serait alors une première dans l’histoire politique du Maroc avec à l’horizon l’éventualité de la tenue de nouvelles élections.
Dans le cas contraire et avec cette victoire, Akhenouch pourrait devenir l’homme fort du nouveau gouvernement en imposant les ministres de son parti aux portefeuilles stratégiques, tout en prenant Benkirane en étau dans la gestion du gouvernement.

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