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Le bleu, la couleur du parti du RNI prendra désormais le ton que lui imposera son chef, Aziz Akhenouch, lors des trois jours de cette fin de semaine au cours desquels se tient le congrès de cette formation appelée à vivre une nouvelle jeunesse avec son président arrivé sans tambours ni trompettes au mois d’octobre dernier pour prendre le passage de témoin laissé par son prédécesseur Salaheddine Me parti à l’improviste, sans demander son solde de tout compte, à une formation à qui il avait promis de lui faire jouer les premiers rôles, une tâche à laquelle il aura montré toutes ses limites dans la fonction de leader politique.

Contrairement à lui et en grand manager, le milliardaire qui lui a succédé tout en gardant sa casquette de ministre, a remis de l’ordre dans une formation qui commençait à péricliter politiquement en se cherchant de nouvelles alliances pour élargir sa base électorale, mais surtout pour se poser en challenger des islamistes du PJD lors des élections législatives de 2021. D’ici là, bien de l’eau coulera sous les ponts car le chef du parti est déjà confronté à une opposition interne parcellaire qui lui reproche de s’être engagée dans une opération de liquidation des caciques et de s’orienter vers un jeunisme qui ne fera pas redorer le blason de la formation , ni lui ramener les millions d’électeurs qui manquent à l’appel pour lui faire prendre la première place du podium sur la scène politique.

Ayant patiemment tissé sa toile lors de ces derniers mois et encouragé le changement des élites et des statuts ainsi que l’organisation interne pour la rendre plus fluide, Aziz Akhenouch entend bien s’entourer des hommes et des femmes à lui, afin de les mettre aux avants-postes de sa stratégie de reconquête avec la même obstination que celle qu’il a montrée lors des négociations sur la formation du nouveau oouvernement dont son partie fait figure de premier pilier

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