Bactérie Eceh: la source de la contamination toujours pas découverte

Bactérie Eceh: la source de la contamination toujours pas découverte

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L’identification de la source de la contamination « est une priorité absolue », a annoncé le commissaire européen chargé de la Santé, John Dalli, dans un communiqué publié mardi soir à l’issue d’une réunion d’experts des 27 Etats membres.

 

L’origine de l’épidémie est une espère rare de la bactérie, l’E.coli 0104, a précisé la Commission. Mais cette souche de la bactérie n’a pas été trouvée au cours des tests réalisés en Allemagne sur des concombres importés d’Espagne et incriminés comme une des sources possibles de la contamination, selon le communiqué.

L’alerte lancée vendredi citant les concombres bio produits dans deux régions d’Espagne reste toutefois maintenue et le commissaire Dalli n’a pas évoqué sa levée.

L’épidémie de E.coli entero-hémorragique (Eceh) est considérée comme « un épisode sans précédent », mais les bilans des victimes divergent entre la Commission et l’Allemagne, foyer de l’épidémie.

La Commission a annoncé mardi soir neuf décès en Allemagne et un décès en Suède. Dans la matinée, le bilan de la Commission était de trois décès en Allemagne.

Les autorités allemandes font elles état de 15 décès et de 373 cas.
« Les chiffres que nous citons sont les cas officiellement liés à la bactérie E.Coli entero-hémorragique. Les autres cas, à ma connaissance, ne sont pas officiellement liés », a expliqué la porte-parole de la Commission.
« Quinze cas ont été confirmés en Suède, 14 au Danemark, six en France, sept aux Pays Bas, deux au Royaume-Uni, deux en Autriche, un en Espagne et deux en Suisse », selon le dernier bilan publié par la Commission. La porte-parole avait mentionné dans la matinée « trois cas présumés aux Etats-Unis ».

M. Dalli a souligné que le nombre de nouveaux cas semblait décliner, mais il a invité les autorités de tous les Etats de l’UE a demeurer « vigilantes ». Selon un expert de la Commission, d’autres annonces de décès sont « probables ».

L’épidémie a été inscrite à l’ordre du jour de la réunion des ministres de la Santé de l’UE lundi prochain à Luxembourg.

La Commission s’est par ailleurs défendue d’avoir mis en cause l’Espagne dans l’alerte diffusée vendredi. « Personne n’a incriminé un pays ou une région », a insisté la porte-parole. « Les autorités allemandes ont informé la Commission qu’elles avaient identifié l’un des vecteurs de transmission de la bactérie, des concombres bio importés de deux provinces d’Espagne, Alméria et Malaga », précisait le texte de la Commission. Un autre lot provenait des Pays-Bas, ajoutait l’alerte.

L’Espagne et les Pays-Bas ont protesté mardi contre ces mises en cause et ont réclamé des indemnisations de l’Union européenne pour l’effondrement de leurs ventes de légumes à la suite de cette alerte.

La ministre espagnole de l’Agriculture, Rosa Aguilar, a reproché aux autorités allemandes « des déclarations très malvenues en dénonçant les concombres espagnols, l’Espagne, comme étant l’origine de la contamination sans avoir de données fiables pour le dire ».

Les services de la Commission européenne ont relevé que la majorité des personnes infectées en Suède, au Danemark, en France et aux Pays-Bas avaient séjourné en Allemagne.

Bruxelles n’a pas souhaité dans l’immédiat se prononcer sur une indemnisation des producteurs lésés. « Nous ne voulons pas spéculer », a éludé la porte-parole.

Des dédommagements sont en revanche possibles, sous forme d’aides publiques. « Il faudra les notifier à la Commission. Mais pour l’instant nous n’avons pas eu de demandes », a précisé la porte-parole.

AFP_________________

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