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On a beau s’appeler Badr Hari, être champion du monde de kick-boxing,
mettre ses adversaires au tapis dès le premier round, être riche et
célèbre, jalousé et envié, on peut, sur un autre plan et malgré ce
statut privilégié, se comporter comme le dernier des voyous et donner
le pire exemple aux jeunes fans qui rêvent de suivre le même parcours.

En l’espace de 24 heures, ses fans ont pu apprendre qu’il vient d’être
condamné à deux ans e prison aux Pays Bas-Bas, son pays d’adoption,
pour violence au moment où une vidéo circulant sur le net montrant en
train de gifler un employé d’un hôtel.Le champion , qui fait battre le
cœur des marocains depuis quelques années par ses combats héroïques,
remplit en parallèle les rubriques de faits divers par ses frasques répétées
surtout à Marrakech, où il vient fêter ses victoires, muscles et poings en
avant, histoire d’entretenir une réputation de dur à cuire et de
méchant garçon. A Marrakech plusieurs établissements craignent de le
voir pointer son nez; étant sûr que sa visite se terminera mal.

L’habitude est également devenue courante parmi les policiers qui, la peur au
ventre, craignent de se retrouver nez à nez avec lui et d’être obligé de le
verbaliser avec le risque certain d’être insultés ou frappés et d’être
sanctionne au bout du compte pour avoir voulu accomplir sa mission de
maintien de l’ordre comme on le ferait avec n’importe quel autre
citoyen. Alors de temps en temps pour faire oublier sa réputation de
cogneur il entreprend des actions caritatives qu’il médiatise à outrance.
Si sa vie privée ne concerne que lui, il doit véhiculer une image positive
surtout auprès des jeunes qui constituent la majorité de ses admirateurs en
ayant un comportement exemplaire, ce qui n’est malheureusement le cas avec ce que
nous présente l’actualité.

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