Bahreïn: le face-à-face se prolonge, et le dialogue se fait attendre

Bahreïn: le face-à-face se prolonge, et le dialogue se fait attendre

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La monarchie des Al-Khalifa est une lignée sunnite qui règne sur Bahreïn depuis plus de 200 ans, et l’opposition est dominée par les chiites qui forment la majorité de la population autochtone de ce petit royaume.

 

Mercredi, dans un communiqué, sept formations d’opposition ont exhorté les écoles à empêcher leurs élèves de participer aux manifestations, qui se produisent quotidiennement à Manama depuis le 14 février.

Et elles ont mis en garde contre la présentation de la crise actuelle comme un affrontement confessionnel, entre sunnites et chiites, les deux principales branches de l’islam.

Selon M. Khalil, responsable du parti chiite Wefaq, l’opposition souhaite que soit déterminée « une date limite et un calendrier précis des progrès à accomplir, notamment la mise en oeuvre de la charte nationale ».

Passée en 2001, cette loi fondamentale a été remplacée un an plus tard par une constitution qui a créé une chambre haute, nommée par le roi, et qui peut bloquer des lois votées par le Parlement, où siègent 40 élus.

Le prince héritier Salman a été chargé de conduire le dialogue national et il s’est rendu mercredi en Arabie saoudite, monarchie sunnite qui ne souhaite par voir se prolonger une crise politique dans l’archipel, relié à ses provinces orientale par un pont de 24 km.

Ce processus a également été encouragé par les Etats-Unis, dont la Vème flotte a son quartier général à Manama, et qui veut éviter que les tensions à Bahreïn ne soient un prétexte pour que l’autre grande puissance du Golfe, l’Iran chiite, n’y développe son influence.

« Notre demande principale est la démission du gouvernement actuel et son remplacement par un cabinet de salut national, composé de technocrates représentants les communautés sunnites et chiites », a encore assuré M. Khalil.

Mais cette pré-condition semble être difficile à accepter par le pouvoir: « nous avons appelé au dialogue depuis deux semaines et l’opposition a rejeté notre invitation », a souligné le responsable bahreïni.
« La poursuite des manifestations et le refus de répondre aux appels du gouvernement pour le dialogue va épuiser notre patience et provoquer des pertes pour le commerce et l’économie », a-t-il ajouté.

Pour un analyste bahreïni, Ali Fakhro, ancien ministre de l’Education, « la situation est irréversible: le régime sait qu’il ne peut pas reculer et l’opposition non plus ».
« Je pense que le gouvernement est bien conscient qu’il doit régler ce problème », a-t-il ajouté.
La semaine dernière, le roi a annoncé un remaniement ministériel et des mesures d’aides sociales, qui ont été jugées insuffisantes par l’opposition.

Selon le quotidien koweïtien al-Qabas, les riches monarchies du Golfe envisagent d’aider financièrement Bahreïn et Oman, un autre pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) en proie à des troubles.

Avec des ressources pétrolières limitées, Oman et Bahreïn sont les moins nantis parmi les six pays du CCG. Les quatre autres –l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar et Koweït– ont amassé des réserves de 1.350 milliards de dollars en raison de la hausse des prix du pétrole.

AFP______________________

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