Bahreïn: lourdes peines pour des contestataires, dont des médecins, les Etats-Unis « profondément...

Bahreïn: lourdes peines pour des contestataires, dont des médecins, les Etats-Unis « profondément gênés »

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En outre, un homme reconnu coupable du « meurtre prémédité » d’un policier a été condamné à mort et son complice à la prison à perpétuité.
Ces nouvelles condamnations interviennent alors que les groupes de défense des droits de l’Homme ont dénoncé les procès contre les opposants organisés après la répression par le régime sunnite des protestations populaires animées par les chiites, majoritaires dans le pays (mi-février/mi-mars).
« Ce sont des accusations tout simplement ridicules contre de professionnels civils qui travaillaient pour sauver des vies dans des circonstances très difficiles », a réagi Philip Luther, directeur adjoint d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
« Il semble que la véritable raison pour cibler ces professionnels de la santé a été le fait qu’ils ont dénoncé la répression des manifestants dans des interviews aux médias internationaux », a-t-il ajouté dans un communiqué.
Les Etats-Unis se sont dits jeudi « profondément gênés » par ces condamnations. « Nous sommes également préoccupés par ces procès de civils, dont du personnel médical, tenus devant des cours militaires, et par l’équité de ces procédures », a déclaré un porte-parole du département d’Etat, Mark Toner, dans un communiqué.
Le procès de 20 médecins et membres du personnel de l’hôpital Salmaniya, le plus grand de Manama, avait ému l’opinion publique internationale.
Treize membres du groupe, dont huit médecins, ont été condamnés à 15 ans de prison chacun par la Cour de sûreté nationale. Deux médecins ont été condamnés à dix ans de prison, et cinq personnes, dont trois médecins, à cinq ans chacun.
Les condamnés, parmi lesquels des femmes, ont été reconnus coupables d’avoir incité au « renversement par la force du régime ».
« Nous sommes des professionnels et nous n’avons fait que notre travail », a déclaré à l’AFP l’un des médecins condamnés, Ali Alekri.
Certaines des personnes poursuivies avaient été laissées en liberté sous caution après l’ouverture du procès et d’autres avaient été libérées sous caution début septembre après avoir observé une grève de la faim.
Dans un autre procès, le procureur général militaire, Youssef Flaifel, a annoncé qu’un homme avait été condamné à mort et un autre à la perpétuité pour avoir tué « avec préméditation » un policier en le renversant avec une voiture.
Selon les autorités, quatre policiers avaient péri de la même manière durant les manifestations menées notamment par des chiites, majoritaires parmi la population locale, contre la famille royale sunnite des Al-Khalifa.
Ces nouvelles condamnations interviennent au lendemain de la confirmation par un tribunal d’exception de la peine de prison à perpétuité pour sept dirigeants de la frange radicale de l’opposition, un verdict qui a été critiqué par la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH).
Amnesty International avait estimé qu’il était « temps que le roi de Bahreïn, cheikh Hamad ben Issa Al Khalifa, mette fin à cette mascarade une fois pour toutes et ordonne la libération immédiate des inculpés ou du moins un nouveau jugement équitable devant un tribunal civil ».
Ce même tribunal d’exception avait condamné dimanche le président du syndicat des enseignants à dix ans de prison et son adjointe à trois ans pour avoir « appelé les enseignants à des sit-in ».
Un climat de vive tension persiste dans ce petit royaume qui organise samedi le second tour des législatives partielles boycottées par l’opposition chiite.
Ce scrutin vise à pourvoir les sièges de 18 députés du principal mouvement de l’opposition chiite, Al-Wefaq, qui avaient démissionné pour protester contre la répression de la contestation.

AFP_____________________

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