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Après des débuts difficiles et peu convaincants dans la course électorale et son échec aux communales à Mohammedia, Mustapha Bakkouri qui veut faire du PAM, le premier parti marocain avant le PJD, va pouvoir se rattraper et poursuivre son ascension en se faisant élire dès ce lundi, à la présidence de la grande région de Casablanca-Settat, la plus importante du pays qui englobera également la province d’El Jadida. Un poste on ne peut plus prestigieux dans lequel le numéro 1 du PAM pourra faire étalage de ses compétences managériales, sauf qu’il devra démissionner de celui de directeur général de l’agence solaire marocaine, Masen, en plein démarrage de ses méga projets de Ouarzazate sans oublier qu’il doit préparer parallèlement à ses nouvelles fonctions et leur lourde charge, les prochaines élections législatives de 2016 pour lesquelles sa formation ambitionne de jouer le premier rôle.

Il est à souligner que cette élection de Mustapha Bakkouri risque de faire couler beaucoup d’encre dans la mesure où elle sera assurée grâce aux voix du RNI, qui s’attirera les foudres des islamistes du PJD et de leur chef Abdelilah Benkirane, pour ne pas avoir respecté le pacte de la majorité et privé de leurs voix la candidature du rival islamiste de Bakkouri à cette élection, symbole du délitement de la coalition gouvernementale, dont la solidarité n’a pas été la principale vertu lors des élections.

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