Ban Ki-moon donne une leçon de démocratie aux pays du Moyen-Orient

Ban Ki-moon donne une leçon de démocratie aux pays du Moyen-Orient

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« Je le répète encore une fois: la situation exige des réformes audacieuses, pas la répression », a déclaré M. Ban lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York.
« Dans un certain nombre de pays, la transition a commencé ou bien des réformes ont été promises. Il est crucial que les dirigeants honorent ces promesses et que les processus de réformes soient fondés sur un dialogue pluraliste et transparent, avec la participation importante des partis politiques et de la société civile », a ajouté le secrétaire général de l’ONU.

 

La répression des manifestations contre des régimes autoritaires en place depuis des décennies au Moyen-Orient ont fait trois morts ces derniers jours à Bahreïn, au moins huit en Libye et deux au Yémen.
« Pendant toute cette période, les Nations unies ont été claires et cohérentes dans leur soutien aux droits fondamentaux et aux libertés », a insisté M. Ban. Ces droits « ont été largement négligés dans la région. C’est la leçon que les dirigeants doivent apprendre », afin de parvenir « aussi vite que possible à un changement », a-t-il ajouté.

M. Ban s’est souvent exprimé à propos des événements au Moyen-Orient, en particulier en Egypte, mais pas avec la force employée jeudi. « C’est un commentaire engagé, ce n’est pas la langue de bois habituelle de l’ONU », a indiqué à l’AFP un diplomate onusien sous couvert d’anonymat.
« Les informations venant de Bahreïn cette nuit sont très inquiétantes. Là comme ailleurs, la violence ne doit pas être utilisée contre des manifestants pacifiques et contre des journalistes. Cela doit cesser. Les responsables doivent être traduits en justice », a encore affirmé M. Ban.
« En répondant à des manifestations pacifiques, les autorités ont pour obligation de respecter les droits de l’homme. Il ne doit pas y avoir de violence. J’exhorte toutes les parties à la retenue », a-t-il dit à propos de la situation à Bahreïn.

Concernant l’Egypte, le chef de l’ONU s’est félicité du fait que des engagements publics ont été pris « pour la tenue d’élections libres et transparentes » dans le cadre d’une transition vers un régime civil démocratique. « Ces engagements doivent être tenus. Il ne doit pas y avoir de retour en arrière », a-t-il dit.

Avec de telles déclarations, le chef de l’ONU risque de se retrouver une nouvelle fois sous le feu des critiques de certains pays comme la Russie, dont l’ambassadeur à l’ONU, Vitali Tchourkine, avait critiqué début février les déclarations du chef de l’ONU demandant un changement en Egypte, estimant qu’il s’agissait d’ingérence politique.

AFP_______________________

 

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