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Ayant constaté que le règlement de la situation du conflit du Sahara n’a pas avancé& depuis fort longtemps et que les différentes missions de son envoyé spécial Christopher Ross n’ont abouti sur aucun résultat tangible, le secrétaire général de l’ONU, Ban ki Moon a fini par réaliser qu’il se devait de reprendre les choses en main pour éviter un enlisement définitif.

Sa visite dans la région est ainsi annoncée dans la région du Maghreb après une longue absence qui n’a que trop duré.

Le contentieux actuel entre le Maroc et la Suède et d’autres pays qui envisagent de reconnaître le Polisario et lui accorder un statut diplomatique dans leurs capitales ainsi que les menaces répétées des séparatistes de reprendre les armes avec les encouragements de l’Algérie ont également fait comprendre au responsable onusien qu’il existe des risques d’assister au mieux à un durcissement de la position marocaine et au pire à un élargissement irréversible du fossé entre les positions des différentes parties en conflit dans un dossier qui s’est éternisé et devant lequel le Conseil de Sécurité avoue à demi mot son impuissance après moultes résolutions dont le seul résultat a été l’enlisement de la situation et l’éloignement des perspectives d’un règlement définitif du conflit qui est devenu au fil du temps l’un des plus vieux qu’il a à examiner sans progrès. Il faut qu’en revenant dans cette région, le secrétaire général de l’ONU ne viendra pas les mains vides, car sinon quel serait l’intérêt d’un tel déplacement à l’heure où les blocages ont fini par s’accumuler sur son bureau du palais de verre.

Par Jalil Nouri

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