Bank Al Maghrib maintient inchangé à 3,25 pc son taux directeur

Bank Al Maghrib maintient inchangé à 3,25 pc son taux directeur

345
0
PARTAGER

Cette décision intervient dans un contexte, caractérisé par une prévision centrale durablement en ligne avec l’objectif de stabilité des prix et une balance des risques entourant cette prévision globalement neutre, indique un communiqué de la Banque centrale rendu public à l’issue de la réunion de son conseil.

Selon les prévisions de l’institut d’émission, l’inflation devrait s’établir à environ 1 pc en 2010 et avoisiner 2,2 pc sur l’horizon de prévision de six trimestres.

Au terme de cet horizon, soit le premier trimestre 2012, l’inflation se situerait à près de 2 pc alors que l’inflation sous-jacente devrait rester en ligne avec la stabilité des prix, précise un communiqué de la Banque centrale, ajoutant que la prévision centrale de l’inflation « demeure proche de celle publiée en septembre dernier ».

L’inflation est demeurée « modérée », en relation avec la faiblesse des pressions émanant de la demande et du niveau encore bas de l’inflation dans les principaux pays partenaires, note le communiqué.

Elle s’est située, en glissement annuel, à 2,6 pc en novembre 2010, essentiellement sous l’effet de l’augmentation des prix des produits volatils, après 0,5 pc au troisième trimestre.

Parallèlement, l’inflation sous-jacente, qui reflète la tendance fondamentale des prix, continue d’évoluer à des rythmes « très modérés », ne dépassant pas 1 pc depuis le deuxième trimestre 2009.

Par ailleurs, les prix à la production industrielle, dont l’évolution dépend principalement de celle des cours mondiaux des matières premières, ils se sont accrus de 7,1 pc en octobre, après 4,9 pc en septembre et 5,7 pc en août.

Sur le plan international, les conditions financières ont été marquées par l’apparition de nouvelles tensions sur les marchés obligataires et des changes, en liaison avec l’accentuation des problèmes des finances publiques dans certains pays de la zone euro, souligne BAM.

Ces évolutions, combinées à un chômage élevé et une demande peu dynamique, « accroissent les incertitudes entourant la reprise, encore lente et fragile, de l’activité dans les principaux pays partenaires ».

Ces perspectives « incertaines » de l’environnement international ne manqueront pas d’avoir un impact sur l’activité domestique, indique le communiqué.

Dans ce contexte, alors que la croissance globale serait proche de 4 pc en 2010, celle du secteur non agricole devrait se stabiliser autour de 5 pc au cours des prochains trimestres, explique la même source.

En ce qui concerne l’analyse des conditions monétaires à fin octobre 2010, elle montre la poursuite de la croissance modérée de M3, avec un rythme de 5,7 pc en glissement annuel, après 6,7 pc en moyenne au cours des trois derniers trimestres de 2010.

Dans ces conditions, l’écart monétaire se maintient à un niveau négatif, dénotant l’absence de pressions d’origine monétaire sur les prix.

Comme au cours des dix premiers mois de l’année, le crédit évoluerait en 2011 à un rythme de croissance proche de sa moyenne de long terme.

Pour leur part, les réserves de change, qui représentent à ce jour environ 7 mois d’importations de biens et services, « ont fait preuve d’une meilleure résilience qu’anticipée en début d’année ».

 

Commentaires