BAROMETRE NEGATIF (du 02 au 07 aout 2011)

BAROMETRE NEGATIF (du 02 au 07 aout 2011)

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AHMED REDA CHAMI : Le ministre du commerce a perdu de sa superbe et son assurances habituelles à l’annonce des chiffres faisant état d’une baisse importante au cours du premier semestre 2011 des IDE , les investissements directs étrangers. cette baisse inquiétante serait le fait du printemps arabe et des manifestations à répétition du mouvement du 20 février. Le pire c’est qu’aucune reprise n’est prévue d’ici la fin de l’année.

ALI FASSI FIHRI : Le directeur général d’ADM, la société nationale en charge des autoroutes, fait l’objet d’une campagne de protestation d’un collectif d’usagers mécontents de l’état de la circulation entre Casablanca et Rabat. En raison des travaux qui s’y déroulent et des retards enregistrés aux péages, le mécontentement est à son comble surtout que certains ne s’expliquent pas pourquoi elle reste payante en cette période de dérangements.

ERIC GERETS : Le sélectionneur de l’équipe nationale est une nouvelle fois la cible des critiques du public. En dévoilant la liste des convoqués pour le match amical contre le Sénégal avant celui fatidique contre le Centrafrique, on s’est aperçu que le nom du buteur Marouane Chamakh ne figurait pas sur la liste à la grande déception de ses nombreux fans. Aucune explication de la part du sélectionneur belge.

BAROMETRE NEGATIF (du 26 au 31 juillet 2011)

SALAHEDDINE MEZOUAR: Le ministre des finances s’apprête à céder en bourse 7 % des parts que détient l’état dans le capital de Maroc Telecom ce qui représente à peu près 8 Milliards de dirhams qui viendront combler à peine la moitié du déficit budgétaire estime à 15 milliards de dirhams. Un gouffre dû à l’augmentation de la facture pétrolière aggravé par les récentes augmentations de salaires décidées par le gouvernement.

JAMAL GHMANI: Le ministre socialiste en charge des questions de l’emploi est curieusement absent dans la prise de décision pour le recrutement des diplômés-chômeurs, sans doute pour ne pas à avoir à assumer ce dossier. C’est un membre du cabinet du premier ministre qui assure donc cette charge dont l’issue reste improbable malgré les promesses de ce dernier.

BENSALEM HIMMICH: Le ministre de la culture a eu une curieuse manière de défendre sa politique et de répondre à ses détracteurs en publiant un livre de réflexions sur le secteur de la culture.  Publié par son ministère, cet ouvrage d’une trentaine de pages est un plaidoyer pour sa politique contestée par de nombreux acteurs culturels qui ont demandé maintes fois la démission du ministre-philosophe.

ABDELILAH BENKIRANE: Le leader du parti islamiste du PJD s’imagine déjà à la tête du prochain gouvernement ou du moins son parti comme premier aux élections législatives. Mais avant cela, Benkirane fait monter la pression pour exiger le départ de Fouad Ali El Himma de la scène politique et de menacer d’un nouveau 20 Février si le parti de celui-ci gagnait les élections.

BAROMETRE NEGATIF (du 19 au 25 juillet 2011)

KARIM GHALLAB: Le département du ministre du transport est pointé du doigt par les conducteurs qui se sont vus retirer leur permis à points suite à l’application du nouveau code. Pour pouvoir reconduire ces conducteurs dont des chauffeurs de taxis et de camions désormais au chômage doivent se présenter devant une commission pour une session de formation. Or ces commissions ne se sont jamais réunies au grand désarroi de ceux qui ont eu le malheur de commettre des infractions.

MOHAMMED BENAISSA: L’ancien chef de la diplomatie marocaine et toujours maire de la petite ville d’Asilah  près de Tanger  a été bruyamment chahuté ces derniers jours par la population à l’occasion de la tenue du moussem culturel international qu’il préside. Aux cris de « Benaissa dégage » les manifestants lui ont fait savoir leur rejet de sa gestion de la ville qui connaitrait des problèmes d’infrastructures alors qu’elle s’est développée à vive allure ces dernières années au point que l’on parle d’elle comme future préfecture.

MOHAMMED SAJID: Le maire de Casablanca ne parvient toujours pas à réunir depuis trois mois le conseil de la ville. Des voix s’élèvent pour une intervention urgente du ministre de l’intérieur pour mettre fin au mandat de Sajid et à cette situation de paralysie alors que la ville vit au rythme de nombreux grands chantiers structurants. Le maire actuel qui s’est habitué aux dissensions au sein de son conseil n’a pas l’air d’être gêné outre-mesure par cet état de fait qui perdure.

CHEIKH YASSINE: Le chef spirituel d’Al Adl Wa Ihssane refait parler de lui après une longue éclipse à travers une sortie médiatique sur le site de la Jamâa. Rappelant ses positions, il y affirme ne pas avoir de problèmes avec le souverain mais avec le concept de monarchie héréditaire. Le cheikh dont la course à la succession n’est toujours pas déclarée ne fait que ressortir de vieux clichés rébarbatifs à chacune de ses sorties.

BAROMETRE NEGATIF (du 13 au 18 juillet 2011)

CHEIKH BIADILLAH: Le secrétaire général du PAM , le parti authenticité et modernité passe par une phase difficile à la tête de ce parti après l’effacement volontaire de son fondateur Fouad Ali El Himma. La formation enregistre de nombreux conseillers de communes et de députés, notamment à Casablanca et Marrakech. C’est dans cette dernière ville qu’a eu lieu un véritable coup de tonnerre avec la démission de la mairesse Fatima-Zohra Mansouri. Une démission sur laquelle elle serait provisoirement revenue après une intervention d’El Himma.

HAMID CHABAT: Le nom du maire de la ville de Fès est chahuté dans toutes les manifestations. Les citoyens n’en peuvent plus de tous les problèmes qu’ils endurent comme celui des ordures qui envahissent la ville. Le maire traine par ailleurs plusieurs casseroles: il a lui-même reconnu publiquement que ses proches sont impliqués dans 60 affaires soumises aux tribunaux.

FATHALLAH OUALALOU: La mairie de Rabat est secouée actuellement par un grand scandale provoqué par une sombre affaire de détournement de fonds sous forme de subvention accordée à une équipe de mini-foot fictive. La découverte de cette fraude a crée un grand malaise au sein du conseil de la ville dont certains membres sont éclaboussés par cette affaire.

DRISS BENHIMA: Le PDG de la RAM est envahi par les plaintes des passagers de la Royal Air Maroc qui depuis le début de l’été et au plus fort de la saison sont victimes de plusieurs désagréments et le font bruyamment savoir dans les aéroports. Plusieurs retards de vols sont fréquemment enregistrés quand ils ne sont pas tout simplement annulés sans préavis et sans excuses. Le personnel des aéroports, dépassé par les événements est aux abonnés absents ce qui est à l’origine de plusieurs incidents dans les aéroports dont la réputation de la compagnie aurait pu se passer.

BAROMETRE NEGATIF (du 05 au 10 juillet 2011)

SALAH EDDINE MEZOUAR : Le ministre des finances s’apprête à vivre des mois difficiles s’il n’est pas sauvé par des élections anticipées. Les caisses de l’état enregistrent un déficit situé entre 40 et 50 MMDH au titre des 6 premiers mois de cette année. Ce déficit budgétaire est appelé à se creuser davantage alors qu’il constitue déjà le double de celui enregistré en 2010. La caisse de compensation et les récentes hausses de salaire octroyées dans la fonction publique sont à l’origine de ce gouffre.

MOHAMED ZIANE : Le patron du Parti Liberal Marocain et ancien ministre des droits de l’homme s’est fait remarqué en tenant des propos inacceptables et choquants lors d’un meeting à Taza pour la constitution. S’en prenant à des jeunes qui l’avaient interpellé, il s’est subitement déchaîné devant l’assistance en usant d’un langage grossier peu compatible avec sa fonction de leader politique.

MOHAMMED AMEUR : Le ministre en charge de la communauté marocaine à l’étranger commence à devenir un habitué des scènes d’hostilité lors de ses prises de parole lors des rassemblements à l’étranger. Après l’Italie, cette fois-ci c’est en Belgique que le ministre a eu droit aux sifflets et aux démonstrations de chahut lors d’un rassemblement. Décidemment, le ministre a véritablement un vrai problème de communication pour se faire maltraiter si souvent par des membres de la diaspora.

NOUZHA SKALLI : La ministre PPS en charge de la famille, de l’enfance et la solidarité a fait une piètre apparition lors d’un reportage sur la protection des enfants contre la pédophilie au Maroc diffusé par la chaîne française France24. Interrogé sur les protections juridiques, la ministre a estimé que les lois existantes contre le viol en général étaient suffisantes. La ministre a sans doute oublié que le Maroc est signataire de conventions internationales spécifiques aux agressions sexuelles contre des enfants.   

BAROMETRE NEGATIF (du 28 au 30 juin 2011)

CHEIKH BIADILLAH: Le secrétaire général du PAM a subi récemment une véritable agression dans la ville de Laayoune , lieu où se tenait un meeting pour le référendum de la constitution. Après avoir été copieusement sifflé par une partie de l’assistance composée d’anciens du camp de Gdeim Izik, un homme armé d’un couteau a été arrêté in-extremis à proximité de Cheikh Biadillah.

MAHMOUD ARCHANE: Le patron du parti du Mouvement Démocratique et Social, refait parler de lui après un long silence. Il vient tout bonnement de désigner son fils à la tête du parti sans tenir des élections ni demander l’avis des autres dirigeants de sa formation. Cette décision, contraire aux règles démocratiques en a choqué plus d’un. Il faut dire que Archane est un habitué de ce genre de procédés.

ABDESLAM AHIZOUNE: Le patron de Maroc Telecom, le chef d’entreprise le mieux payé du pays a bien du mal a affronter la crise sociale que traverse son entreprise pour la première fois. Les grèves s’y multiplient pour des revendications salariales que le personnel ne cesse de demander alors que la société fait des bénéfices colossaux. Rien n’y fait, Ahizoune refuse de céder une petite part du gâteau à ses employés.

ALI FASSI FIHRI: Le président de la fédération de football est encore une fois très critiqué pour sa gestion des affaires du ballon rond. A quelques encablures de l’entrée en vigueur au Maroc du professionnalisme la saison prochaine, le président garde toujours le silence sur les changements importants qui vont s’opérer. On savait Ali Fassi Fihri peu porté sur la communication, mais de là à s’enfermer dans sa tour d’ivoire voilà qui annonce mal la prochaine saison.

BAROMETRE NEGATIF (du 22 au 27 juin 2011)

NOUBIR AMAOUI: Le secrétaire général du syndicat CDT est le premier à appeler au boycott du référendum de la constitution et ce , pour les mêmes raisons qui l’avaient poussé à quitter la réunion du mécanisme de suivi de cette constitution. Le leader syndical très mécontent, a fait savoir que la méthodologie suivie manquait de démocratie. Cet appel est un très mauvais signe pour la suite du processus à condition qu’il entendu par les militants de ce syndicat très représentatif.

BENSALEM HIMMICH : Le ministre de la culture est toujours aussi critiqué pour sa politique. Cette fois-ci se sont les comédiens de théâtre qui sont montés au créneau lors de la tenue du festival qui vient de se tenir à Meknès. Plus de la moitié des représentations n’ont pu avoir lieu à cause de l’absence des comédiens qui ont tenu ainsi à marquer leur opposition au système de fonds d’aide à la création initié par le ministre. Comme le salon du livre, ce festival boudé par les professionnels accentue la crise.

MOHAMED AMEUR: Le ministre en charge de la communauté marocaine à l’étranger reste passif devant le mouvement de la protestation organisé devant le siège de son département par les marocains rapatriés de Lybie. Ces derniers se sentent abandonnés par le gouvernement depuis leur retour forcé de ce pays où ils ont tout laissé après l’avoir fui. Ce drame humain appelle à des solutions qui ne semblent pas évidentes aux yeux du ministre.

CHERQI DRAISS: Le patron de la sûreté nationale aurait dû intervenir auprès des forces de l’ordre lors des dernières manifestations au lendemain de l’annonce de l nouvelle constitution. Pro et anti constitution se sont retrouvés face à face à Casablanca et à Rabat les premiers agressant les jeunes du 20 Février en présence de policiers passifs. Des drames auraient pu se produire lors de ses affrontements appelés à se reproduire dans les prochains jours.

BAROMETRE NEGATIF (du 14 au 20 juin 2011)

ABDELILAH BENKIRANE: Le secrétaire général du PJD, le parti islamiste continue sur sa lancée avant même que la version finale de la future constitution ne soit connue. Il menace d’en appeler au « Non » à la constitution si le Maroc abandonne son référentiel islamiste dans la nouvelle loi fondamentale. Benkirane fait allusion à un passage dévoilé dans la constitution dans lequel figure le droit à la liberté de croyance. L’interprétation des islamistes est catégorique: c’est l’abandon de l’islam.

KARIM GHALAB: Et l’on reparle du code de la route du nom de l’actuel ministre des transports après une période d’éclipse de l’actualité. C’est à l’occasion de l’alcootest qui deviendra effectif dans quelques jours et qui fait grincer des dents avant l’heure. Et les accidents de repartir de plus belle ces derniers temps après une période d’accalmie. 21 000 d’entre eux ont été enregistrés durant les 4 premiers mois de 2011, ce qui remet sur le tapis la question de l’efficacité du code entré en vigueur en octobre 2010.

ABDELATIF MAAZOUZ: Le ministre du commerce extérieur n’a pas la main chanceuse. Contrairement à plusieurs de ses pairs , le ministre a vu son contrat-programme avec le patronnât rejeté par certains membres du gouvernement qui lui étaient hostiles. Membre du même parti que celui du premier ministre qui n’a pu venir à son secours, Maazouz est très dépité par cet échec.

ADIL TAARABT: L’international marocain qui avait laissé tomber le 11 national avant le match contre l’Algérie veut vainement tenter de porter de nouveau le maillot de l’équipe. Il vient de faire ses excuses publiques aux supporters marocains et au staff dirigeant en prétextant qu’il avait eu un moment de folie en réagissant de la sorte. Peu de chances que cette lourde faute lui soit pardonnée par la fédération.

BAROMETRE NEGATIF (du 08 au 13 juin 2011)

MOHAMED SAAD ALAMI : Le très discret ministre de la modernisation des secteurs publics a suscité la colère des médecins grévistes après cette déclaration à la presse:  » Dans un hôpital, faire grève aux urgences est un crime ». Il est clair que le ministre istiqlalien voulait venir au secours de sa collègue en charge de la santé. De là à utiliser une telle formule…

ABDELILAH BENKIRANE : Le secrétaire général du PJD, le parti de la justice et du développement   commence déjà a faire monter les enchères à l’approche de la présentation du nouveau projet de constitution. Il a menacé d’appeler à voter « NON » à cette constitution si les propositions émises par la formation islamiste ne sont pas retenues dans la future mouture. Benkirane a ainsi crée une véritable polémique autour de cette menace qui n’a pas été lancée en l’air.

ABDELATIF MENNOUNI : Le président de la commission chargée de la révision de la constitution est la cible de nombreuses critiques pour ne pas avoir convié aux auditions tous ceux qui l’auraient souhaité. Il en va ainsi des présidents des chambres de commerce qui estiment représenter 12 millions de marocains et qui sont présents à la chambre des conseillers. Un oubli qu’ils ne semblent pas vouloir lui pardonner et sont allés jusqu’à lui faire savoir.

ALI FASSI FIHRI : Malgré le résultat extraordinaire de l’équipe du Maroc face à l’Algérie, le président de la fédération de football continue de subir des attaques pour l’affaire des billets vendus au marché noir qui auraient pu créer des violences autour du stade de Marrakech. Bien qu’une commission d’enquête a été ordonnée pour tirer cette affaire au clair, il semble acquis que l’entière responsabilité incombe à des membres de la fédération .

BAROMETRE NEGATIF (du 02 au 07 juin 2011)

AHMED AKHCHICHENE: Le ministre de l’éducation nationale est critiqué pour avoir assisté à l’inauguration d’une galerie commerciale dans la ville de Kelaat Sraghna, une région dont il est originaire. Beaucoup de gens ont cru déceler dans cette présence inopportune, un tour de chauffe et des préparatifs en vue des prochaines élections législatives.

DRISS BENHIMA: Le très controversé PDG de la RAM est dans de mauvais draps depuis que des informations persistantes font état de difficultés jamais vécues par la compagnie aérienne nationale. Dettes qui s’accumulent, baisse importante du trafic passager, problèmes de trésorerie, la RAM aurait atteint des sommets pour la première fois de son histoire. Le sauvetage s’annonce difficile.

ABDELATIF ZAGHNOUN: Le directeur des impôts fait l’objet actuellement d’une vaste campagne de dénigrement et de dénonciation des primes faramineuses qu’ils s’octroient ainsi qu’à une partie de ses collaborateurs. Une pétition circule le net avec le montant précis de ces avantages qui ne sont pas généralisés et qui sont à l’origine de la gronde d’une partie du personnel. qui demande sa part du gâteau.

MUSTAFA MOUZOUNI : Le préfet de police à Casablanca est mis à l’index par le mouvement du 20 février et la presse suite à la répression par les forces de l’ordre des manifestations qui se sont déroulées à Casablanca, ville où l’on a enregistré le plus de blessés dont des photographes de presse .
Il faut dire que même si d’autres villes du Maroc ont connu de tels incidents, c’est la ville de Casablanca qui a été citée le plus par les organisations internationales des droits de l’homme.

BAROMETRE NEGATIF (du 25 au 31 mai 2011)

TAOUFIK CHERKAOUI: Ce nom ne vous dira rien probablement, normal, c’est celui du très effacé directeur général de la Conservation Financière, bien qu’il soit au devant de l’actualité. En effet, cette institution dont une partie du personnel est en grève depuis de nombreuses semaines pénalise grandement tout le secteur de l’immobilier et l’activité qui en découle. Le bras de fer entre la direction et les employés irritent les citoyens qui se trouvent être pris en otage par ce conflit dont l’issue est improbable.

LES PRO POLISARIO : Ils continuent de sévir dans la ville de Laayoune. Leur dernière cible en plein centre-ville: le siège de la télévision des provinces du sud  » Laayoune TV » qui a subi une attaque en bonne et due forme. Ce n’est pas la première fois que cela se produit alors que les mesures de sécurité avaient été renforcées depuis les événements de Geim Izik l’an passé. La catastrophe a été évité de justesse et les auteurs de l’attaque courent toujours.

MOUVEMENT DU 20 FEVRIER: Le groupe de jeunes a du plomb dans l’aile. Outre que son dernier appel à manifester a été peu suivi, les marches ont dégénéré dans certaines villes entre manifestants et forces de l’ordre. Désormais, le mouvement devra faire avec une nouvelle règle édictée par les autorités: toute marche devra faire l’objet d’une autorisation contrairement à la permissivité qui prévalait. Maintenant que les choses ont changé le mouvement risque de se dissoudre purement et simplement.

ERIC GERETS: Le sélectionneur national qui enregistre plusieurs défections de poids pour blessures avant le match fatidique contre l’Algérie le 4 juin à Marrakech a le don d’irriter plus d’un. Manque de communication avec les medias, choix de joueurs contestés, entrée tardive en concentration de l’équipe nationale…autant de griefs qui sont reprochés au coach belge. Le pire est à craindre comme à l’aller.

BAROMETRE NEGATIF (du 19 au 24 mai 2011)

HAFID BENHACHEM: Le délégué général à l’administration pénitentiaire est dans de mauvais draps après la flambée de violences qu’à connue la prison de Salé provoquée par des détenus salafistes. Une   situation d’une extrême gravité qui a fait craindre le pire et un effet de contagion. Il faut dire que ces prisonniers maintiennent leur pression depuis longtemps et qu’ils restent fermes sur leurs revendications. Ce n’est pas la politique de la main de fer qui aura raison de leur détermination.

YASMINA BADDOU: Le département de la ministre de la santé est en train de battre des records de journées de grève. Ce durcissement du mouvement des médecins passe à la vitesse supérieure avec leur décision de renouveler la grève chaque semaine les journées de mardi et mercredi sauf pour les urgences. Rien n’y fera, car Yasmina Baddou campe sur ses positions et ne lâche rien au grand malheur des malades.

AHMED GHAZALI: Le président de la HACA, la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle, est dans une longue phase de léthargie et de recul de la scène médiatique. Il y a bien longtemps que cette instance ne fait plus parler d’elle alors que les dérapages qu’elle devrait sanctionner ont tendance à se multiplier sans la moindre réaction de celle-ci. installés dans leur confort, les sages qui la constituent semblent être aux abonnés absents alors qu’ils ont entamé leur deuxième mandat.

ILIAS EL OMARI: L’éminence grise de Fouad Ali El Himma, a finalement été remis à sa place par ce dernier qui lui a reproché d’en faire trop, notamment dans les medias. Il a été contraint à ne plus s’exprimer au nom du parti et à être moins exposé comme cela a été le cas ces derniers mois. Il faut  dire qu’El Omari en a trop fait en occupant les premières pages des journaux et cela alors qu’il ne dispose d’aucun mandat officiel.

BAROMETRE NEGATIF (du 13 au 17 mai 2011)

SALAHEDINE MEZOUAR : Le ministre des finances passe par une mauvaise passe ces jours-ci. D’abord il est très remonté contre le premier ministre Abbes el Fassi après la décision de ce dernier d’accorder des augmentations alors que le déficit public ne cesse de se creuser. Le désaccord entre les 2 hommes est devenu notoire et risque de s’envenimer. De plus, Mezouar vit une grande crise au sein de son parti et ce, à quelques semaines de la tenue du congrès du RNI (Rassemblement National des Indépendants) au cours duquel le ministre briguera un nouveau mandat. Une issue incertaine si l’on sait que de nombreux barons du parti sont opposés à sa réélection.

ABDELILAH BENKIRANE : Le secrétaire général du PJD , le parti islamiste a déjà annoncé la couleur pour les prochaines élections. Il oppose un refus catégorique à toute élection anticipée après l’adoption de la nouvelle constitution contrairement à la majorité des partis qui se prononcent pour. Par ailleurs, le dirigeant de la formation islamiste table sur une grande percée de celle-ci aux prochaines élections. Et Benkirane d’ironiser déjà sur une future défaite du Pam à qui il promet lors des rassemblements de ses militants de barrer la route.

REDA TAOUJNI : Le très controversé président de l’Association du Sahara Marocain baisse les armes après avoir décidé la dissolution de celle-ci. Utilisant à maintes reprises les gestes et les actes de provocation, ce dernier tablait sur un soutien moral et financier des autorités qui n’est jamais venu à son grand regret. Du reste, les observateurs continuent de s’interroger sur les sources de financement de cette association toutes ces dernières années qui lui ont permis de payer les déplacements de ses militants à l’étranger et d’avoir un journal.

ABDELHANINE BENALLOU : L’ancien DG de l’ONDA, l’office des aéroports, actuellement poursuivi pour de nombreux dépassements et des abus en tous genres qui lui ont permis d’être à la tête d’une fortune colossale aux dépens de l’état, aurait finalement trouvé un compromis avec la justice pour se sortir d’affaire et quelle affaire. Le deal consisterait à rembourser rubis sur ongle, toutes les sommes acquises indûment, en échange de l’arrêt des poursuites judiciaires. il s’agirait là d’une première du genre qui permettrait à Benallou le chemin de la prison dans lequel il avait déjà un pied.

BAROMETRE NEGATIF (du 05 au 10 mai 2011)

ABDELATIF MENNOUNI: Le président de la commission chargée de la révision de la constitution s’est mis à dos les mouvements de la jeunesse relevant des partis politiques. Estimant avoir des propositions spécifiques à présenter à la commission, ils ont demandé à être reçus par celle-ci. La réponse a été non estimant que leurs demandes devaient être comprises dans celles présentées par leurs partis. Cette fin de non-recevoir a déplu aux jeunes qui ont reproché cette marginalisation.

RACHID NINY : Le directeur et chroniqueur du journal Al Massae vit des moments difficiles en détention provisoire après ses démêlés avec la justice qui lui reproche plusieurs dérapages. En fait, tous les vieux dossiers qui végétaient dans les tribunaux ont été ressortis dans cette affaire compliquée qui a tout l’air d’une stratégie à faire taire définitivement le journal Al Massae qui n’a jamais cessé de s’attaquer à de gros morceaux qui lui valent aujourd’hui des ennuis insurmontables.

HAMID CHABAT : Le maire de Fès continue la provocation et à se faire de nouveaux ennemis. Cette fois-ci, ce sont les jeunes du 20 Février qu’il attaque en les traitant d’athées et de drogués. Ces derniers, qui connaissent bien Chabat puisqu’il n’en est pas à sa première invective, ont ignoré ses insultes et renoncé à le poursuivre devant les tribunaux, l’estimant complètement dépassé.

KHALID ALIOUA: L’ancien ministre socialiste et ex président du CIH a bien des soucis à se faire après la publication du dernier rapport de la Cour des Comptes qui dresse un rapport explosif sur sa gestion de cette banque qu’elle a du reste transmis à la justice. Ce dossier sulfureux est une compilation de preuves d’abus en tous genres et de malversations financières. Son parti, l’USFP, ne pourra rien pour lui , vu qu’il n’y met plus les pieds depuis fort longtemps.

BAROMETRE NEGATIF (du 28 avril au 3 mai 2011)

MOHAMED AMEUR: Le ministre chargé de la Communauté Marocaine à l’Etranger vient de passer un très mauvais moment à Milan en Italie à l’occasion de la tenue d’un salon immobilier. On se demande quelle mouche a piqué le ministre pour monter sur une scène où se produisait l’artiste Stati afin de lui parler des réformes en cours au Maroc, un discours que le public présent a refusé d’écouter pour s’en prendre au ministre et le huer copieusement pendant plusieurs minutes jusqu’à ce qu’il quitte la scène pour céder la place à un Stati plus populaire.

KARIM GHELLAB: Le ministre des travaux publics persiste et signe. Plusieurs fois interpellé au parlement pour donner la liste des principaux exploitants des carrières de sable, Karim Ghellab s’oppose toujours à fournir cette fameuse liste qui fait couler beaucoup d’encre et de nombreux députés se demandent pourquoi le ministre istiqlalien s’obstine toujours à ne pas la divulguer probablement de peur de faire des vagues. Ce débat sur l’exploitation des carrières de sable reste explosif par ses enjeux.

AHMED AKHCHICHENE: Le ministre de l’éducation nationale est de plus en plus dépassé dans le bras de fer qui l’oppose aux enseignants licenciés déterminés à aller jusqu’au bout de leurs revendications jusqu’à leur satisfaction. Vieux de plusieurs années, ce conflit qui a déjà dégénéré risque de connaitre des développements dramatiques ces jours-ci puisque les grévistes menacent de s’immoler sur la place publique. Une menace prise très au sérieux par les temps qui courent.

MOHAMED SAJID: Le maire de Casablanca est dans une position intenable depuis quelques jours. Il ne dispose plus en effet de majorité depuis que les conseillers du RNI se sont retirés de celle-ci pour protester contre la mauvaise marche du conseil de la ville. Voyant tous les projets bloqués, le maire n’a plus d’autre alternative que d’avoir recours aux pouvoirs du wali pour régler les affaires courantes. Très critiqué, Sajid ne cesse de se plaindre des crises à répétition qui minent le conseil sans songer toutefois à démissionner.

BAROMETRE NEGATIF (du 21 au 27 avril 2011)

MONCEF BELKHAYAT: Le ministre de la jeunesse et des sports est empêtré dans une mauvaise affaire d’un marché accordé suite à un appel d’offres biaisé qui aurait permis à un parent à lui de l’emporter. Ce marché qui porte sur des équipements informatiques de son département est l’objet actuellement d’une campagne menée par un mouvement intitulé « MAMFAKINCH » né du 20 Février.                          Ce groupe de jeunes est déterminé, preuves à l’appui, que les règles n’ont pas été respectées pour l’octroi de ce marché. Ils comptent faire tomber le ministre par tous les moyens légaux.

YASSER ZNAGUI: Le ministre du tourisme fait actuellement les frais de la mauvaise réputation que traîne la station Mazagan Beach. Il lui a été demandé même de démissionner par le groupe parlementaire de l’USFP, qui reproche à ce projet d’encourager la débauche et d’autres vices. Pour sa réponse, le ministre a souligné que cette unité touristique n’a pas que du mauvais puisqu’elle a crée des milliers d’emplois dans la région.

THAMI KHYARI: Le leader du FFD, le Front des Forces Démocratiques est de plus en plus critiqué au sein de sa formation par un groupe de contestataires qui ne jurent que par son départ. Khyari est accusé de mauvaise gestion du parti et de favoritisme. Déjà affaibli par de nombreuses démissions et par sa crise d’identité, le FFD, aborde mal ainsi la dernière ligne droite avant les élections de 2012. Bon nombre d’observateurs se demandent en effet s’il n’éclatera pas avant cette échéance.

MOHAMED LAKHSSAM: L’ancien champion du monde marocain de Full Contact risque très gros et fait la une de tous les journaux suite à une grave affaire. Son épouse avec qui il est en instance de divorce vient de subir une violente agression à l’acide en pleine rue à Fes par deux individus. Grièvement blessée, elle a pu survivre à l’agression sans pouvoir reconnaitre ses agresseurs toujours recherché. Sans que l’on sache si les soupçons son étayés, c’est sur son mari, le champion, qu’ils pèsent pour le moment.

BAROMETRE NEGATIF (du 15 au 20 avril 2011)

ABDELOUAHED RADI : Le président du Parlement et premier secrétaire général de l’USFP, a du mal à contenir les mouvements de protestations contre lui et sa famille dans la région de Sidi Slimane. Depuis plusieurs semaines, des centaines de familles crient à l’injustice suite à ce qu’ils considèrent comme une spoliation de leurs terres par le clan R.adi. Ce dernier, dont l’identité a été remplacée par  » Abdelouakhed El Arradi » , le preneur de terres, n’a toujours pas réagi à ces manifestations qui risquent d’aller en s’amplifiant.

ILIAS OMARI: L’éminence grise du Pam d’El Himma, est au centre d’un scandale médiatique qui risque de porter ombrage à ce parti et à son mentor. Omari est accusé d’avoir joué de ses influences pour faire parrainer son club de football d’Al Hoceima par le groupe étatique immobilier Al Omrane pour la somme de 9 millions de dirhams. Un geste inédit pour ce club qui évoluait au moment de la signature en 2eme division. Du jamais vu, disent les observateurs, dans les annales du football national. L’affaire va être évoquée en commission au parlement et risque de faire du bruit.

YASMINA BADDOU: C’est au tour du département de la santé dirigée par la ministre istiqlalienne qui s’est trouvé paralysé par un mouvement de grève déclenché par le personnel des hôpitaux qui compte faire durer son mouvement tant que ses revendications ne seront pas satisfaites. Celles-ci ont trait aux conditions de travail, à l’insuffisance des moyens matériels et à la non-valorisation des salaires. Dépassée, la ministre a fait appel à l’intervention du premier ministre pour débloquer cette situation de crise alors que celui-ci est en plein débat sur le dialogue social avec à l’horizon un 1er mai qui s’annonce très chaud.

YASSIR ZNAGUI: Le ministre du tourisme est contesté par les professionnels du secteur. A l’origine du différend, la publication par le département de ZNAGUI, de chiffres sur le premier trimestre 2011 que les professionnels jugent « gonflés » et loin de toute réalité. Ils estiment en effet que l’effet « printemps arabe » a eu des conséquences catastrophiques pour l’activité avec une baisse dépassant les 50% ce que le ministre continue de réfuter en tablant sur une reprise avant la fin de ce semestre.

BAROMETRE NEGATIF (du 09 au 14 avril 2011)

NOUBIR AMAOUI: Le leader de la centrale syndicale CDT a encore fait parler de lui en prenant la décision de boycotter le nouveau round des discussions dans le cadre du dialogue social regroupant les syndicats et le gouvernement qui a repris cette semaine. Seule cette centrale a refusé de rejoindre les autres syndicats estimant que trop de retard avait été pris et que le gouvernement ne tient pas ses promesses. Cette attitude tranche avec le climat consensuel qui règne au cours de ses pourparlers.

MOHAMED NACIRI: Le ministre de la justice est de nouveau confronté au grèves menées dans les tribunaux par les greffiers ce qui a pour effet de paralyser l’activité au sein des tribunaux comme cela avait été le cas ces derniers mois. Ces grèves à répétition qui coûtent énormément cher au contribuable ont été décidées par les syndicats qui reprochent au gouvernement de ne pas respecter ses engagements pris lors de la signature des accords avec les greffiers.

DRISS YAZAMI: Depuis sa nomination à la tête du Conseil National des Droits de l’Homme, ce dernier fait profil bas pour laisser le secrétaire général mener la barque. Il faut dire que El Yazami, qui continue à porter la casquette de président également du conseil mondial des marocains de l’étranger reste très pris par les activités de celle-ci ainsi que par son rôle de membre de la commission consultative pour la révision de la constitution. N’est-ce pas trop pour un seul homme?

KARIM TAZI: Le riche homme d’affaires et dirigeant associatif puisqu’il préside aux destinées de la Banque Alimentaire qu’il a crée en fait véritablement trop dans les medias pour souligner son soutien au mouvement du 20 Février. On ose espérer que ce n’est pas par opportunisme ni par volonté de manipulation du mouvement qu’il lance sur la place publique et à haute voix des critiques sévères à l’égard du système marocain. On ne savait pas Karim Tazi aussi porté sur la politique.

BAROMETRE NEGATIF (du 01 au 07 avril 2011)

TAOUFIK HJIRA : le ministre de l’habitat qui avait fait du logement social et de l’élimination des bidonvilles ses mots d’ordre à son arrivée à la tête de ce département est en perte de vitesse. Il est de plus en plus invisible lors des inaugurations royales des nouveaux chantiers. En fait, il est maintenant clair que c’est à travers l’INDH et donc le ministère de l’intérieur qu’est officiellement chargé de piloter ce vaste projet de « villes sans bidonvilles ».

MONCEF BELKHAYAT: Le ministre de la jeunesse et des sports qui possède une société Dislog spécialisée dans la distribution pourrait être sollicitée pour celle des paquets de cigarettes. Le ministre qui s’est vu reprocher cette activité antinomique avec sa mission ministérielle a répondu que le plus important était que sa société ne soit pas engagée dans la vente de tabacs.

MOHAMED EL MANJRA: Le Directeur Général de MEDITEL serait appelé à être remplacé. La rumeur le donne de plus en plus partant depuis l’arrivée de l’opérateur français Orange dans le capital et ce pour plusieurs raisons. L’une d’entre elle évoque le fait qu’il aurait confié plusieurs marchés de la société à une entreprise dirigée par sa femme.

ERIC GERETS: Le sélectionneur national a reçu une volée de bois vert après la défaite des rouge et vert face à l’Algérie. Pour sa défense, Eric Gerets a invoqué les nombreuses et flagrantes erreurs d’arbitrage qui ont entaché tout le match. Interrogé sur ses choix stratégiques en matière de désignation  des joueurs , le sélectionneur belge n’a pas daigné donner d’explications à la presse décidée à lui mener la vie dure.

BAROMETRE NEGATIF (du 26 au 31 mars 2011)

MONCEF BELKHAYAT : Le ministre de la jeunesse&sports continue d’être hué lors des manifestations des jeunes du 20 février. Ils lui reprochent d’avoir tenu des propos insultants à leur égard après les avoir traités de traitres à la nation sur sa page facebook. Certains évoquent même la possibilité e lui intenter un procès.

HAFID BENHACHEM: Le délégué à l’administration pénitentiaire a beaucoup de soucis à se faire avec la tension qui règne dans les prisons abritant les détenus de la Salafia Jihadiya.  Des membres de celle-ci ont tenté de s’immoler dans la prison de Salé alors qu’un autre s’est jeté du toit d’une terrasse.
L’administration pénitentiaire craint le pire devant le risque de contagion de cette révolte dans les autres établissements.

MUSTAPHA MOUZOUNI: Le préfet de police de Casablanca pourrait se voir poursuivi en justice par les organisateurs des marches en raison des dérives des forces de sécurité qui ont brutalement chargé les manifestants lors de la marche du 13 mars à Casablanca. Le préfet avait présenté des explications aux medias qui l’avaient critiqué pour sa gestion de ces actes mais aucun mot pour les marcheurs ni même pour les passants qui se sont trouvés au milieu de la bastonnade.

SALIM CHEIKH : Le directeur général de 2 M semble dépassé par la crise qui couve au sein de la chaine. Les journalistes ne cessent d’y protester contre les manquements répétés à la déontologie notamment en matière de traitement de l’information relative aux marches qu’a connu le pays. Ces mêmes protestations visent la directrice de l’information qui ne cesse de museler les journalistes, disent-ils au cours de leurs nombreuses réunions tenues à ce sujet.

BAROMETRE NEGATIF (du 20 au 25 mars 2011)

MOUVEMENT DU 20 FEVRIER : Ses animateurs ont du mal de plus en plus à faire entendre leurs voix dans les différentes réunions qu’ils organisent en vue de maintenir la pression et d’institutionnaliser le principe des marches tous les dimanches. Sujets à des tentatives d’infiltration par des milieux islamistes et de l’extrême gauche marocaine, leur mouvement qui pêche par l’improvisation qui le caractérise et le manque de moyens organisationnels est de toute évidence appelé à s’essouffler.

MILOUDI  MOUKHARIK: Le secrétaire général de l’UMT, le puissant syndicat de l’Union Marocaine du Travail, fait déjà dans la surenchère alors qu’il vient à peine d’être élu à la tête de ce syndicat. En effet, il s’est prononcé pour un SMIG à 3500 dirhams et s’est dit prêt à défendre cette revendication. Si celle-ci a plus à ses militants, elle a crée une véritable onde de choc au sein du patron marocain, toujours allergique à ce genre de nouvelle.

FAYSSAL LAIRACHI: Le PDG de la SNRT (Société nationale de la Radio et la Télévision) a de plus en plus de mal à contenir ses troupes. Le vent de contestation ambiant aidant, le personnel de cette entité du pôle public ne cesse de manifester sa colère sur les conditions de travail et le manque de crédibilité qui caractérise les produits des chaînes étatiques. Ce vent de critiques adressées au patron intervient au moment où  de nombreuses voix s’élèvent pour demander des réformes au sein des médias publics.

NAJAT AATABOU: La chanteuse populaire s’est mise à son tour et probablement par opportunisme, à surfer sur la vague de la marche du 20 Février. En 1 semaine, montre en main , elle a écrit et composé une chanson dédié aux marcheurs , car assure-t-elle, elle a été convaincue de la justesse de leurs revendications et de la manière dont ils tentent de les faire passer. Titre de cette chanson: YAK HNA CHABAB. La chanteuse de Khemisset espère en faire un tube sans doute. A quand tout un album dédié à cette noble cause ?

BAROMETRE NEGATIF (du 13 au 17 mars 2011)

MOURAD MEDELCI : Le ministre algérien des affaires étrangères continue à souffler le chaud et le froid sur les relations entre Alger et Rabat. Il vient de déclarer que l’ouverture des frontières entre les 2 pays n’était pas à l’ordre du jour et que personne n’était mandaté pour en parler. Un rappel qui survient au moment où les événements que traverse la région avaient entrouvert la possibilité de cette réouverture. Il faut en déduire que malgré la multiplication des appels de la part de certains partis algériens et la société civile, le gouvernement d’Alger y reste sourd.

ALI EL YAZGHI : Le fils de l’ancien secrétaire général de l’USFP et actuellement patron du mouvement de la jeunesse du parti socialiste est sur la corde raide en ce moment et ce, suite à son appel unilatéral à boycotter les marches du 20 février, consigne qui du reste n’avait pas été suivie de l’effet escompté. Celui-ci désormais très contesté par plusieurs franges de son mouvement est appelé à se justifier pour cette décision ainsi que pour des propos tonitruants tenus à de nombreux journaux et que la base réprouve. On parle de plus en plus de sa future destitution.

SAMIR ABDELMOULA: L’ancien maire de Tanger, démissionnaire du PAM pour des motifs qui mettent ouvertement en cause l’organisation interne du parti de Fouad Ali El Himma, a crée un véritable malaise au sein de son ancienne formation d’autant qu’il évoque son probable ralliement au PJD, parti des islamistes, véritable bête noire de la formation d’El Himma. Un vrai coup de couteau dans le dos de la part de quelqu’un que le Pam avait tout fait pour le porter à la tête de la mairie de Tanger.

NOUREDINE SAIL: Depuis qu’il a été épinglé par la cour des comptes pour sa gestion du CCM, le centre cinématographique marocain, Nouredine Sail fait fréquemment parler de lui en mal dans les journaux et dans les milieux du cinéma pour de nombreuses défaillances et irrégularités dans les affaires de cet organisme et les nombreux événements qu’il organise. Connu pour être très imbu de sa personne et hautain, Sail qui prétend avoir accompli énormément de choses pour le cinéma marocain a visiblement bien du mal à convaincre ses nombreux détracteurs du bien-fondé des mesures qu’il prend.

BAROMETRE NEGATIF (du 06 au 12 mars 2011)

ABDELOUAHAD RADI : Le numéro 1 de l’USFP a dû batailler dur pour remettre de l’ordre dans les rangs du Conseil National de sa formation réuni pour trancher sur la poursuite de la participation au gouvernement. Ce débat qui commence à prendre de sérieuses proportions au sein du parti socialiste ne cesse d’empoisonner la vie des membres du BP, le bureau politique, eux-mêmes indécis et divisés quant à la démarche à suivre. Un nouveau rendez-vous a été pris pour trancher lors de la prochaine réunion du Conseil National prévue pour le 19 Mars. D’ici là, Radi sortira probablement une autre carte de sa manche pour noyer le débat car si son parti quitte le gouvernement, lui-même serait obligé de quitter son fauteuil de la présidence du parlement.

LE POLISARIO : Le front séparatiste est appelé a subir les foudres des jeunes des camps de Tindouf qui comptent mener le 5 mars une grande journée de protestation pour dénoncer les actes de corruption des responsables du Polisario qu’ils accusent également de détournements de l’aide internationale. Les camps qui seront sous haute tension sont déjà quadrillés par un important dispositif sécuritaire alors que plusieurs mesures de dissuasion ont été prises pour empêcher les manifestations de se produire.

MOHAMED BENAISSA : Les récentes manifestations du 20 Février ont laissé un goût amer chez le maire de la ville d’ASLAH qui n’est autre que l’ancien ministre des affaires étrangères Mohamed Benaissa qui préside aux destinées de cette ville depuis 28 ans. Barricadé et empêché de sortir de chez lui pendant plusieurs heures lors de ce dimanche du 20 Février, il n’a dû son salut qu’à la présence d’esprit de ses voisins qui ont alerté les forces de l’ordre accourues aussitôt pour disperser la foule de manifestants déchaînés contre l’ancien ministre.

SAAD CHRAIBI : Le cinéaste a la fâcheuse habitude de faire feu de tout bois. Sautant sur toute occasion qu’il estime vendeuse et surfant sur l’actualité dans le monde arabe, Saad Chraibi s’attelle déjà à l’écriture d’un scénario sur ces événements qu’il compte reproduire à l’écran sous forme de fiction. Notre réalisateur apparemment pressé d’être le premier à sauter sur le sujet, n’a même pas l’intention d’attendre de voir la suite des événements pour donner un sens à son scénario. Que ne ferait-on pas pour sauter sur les filons cinématographiques.

BAROMETRE NEGATIF (du 06 au 12 mars 2011)

BENSALEM HIMMICH: Le ministre de la culture semble faire l’unanimité contre lui. De la part de tous ceux qui ont boycotté la tenue récente du salon du livre , des exposants qui estiment que le public n’était pas suffisamment au rendez-vous à cause d’un manque de communication estiment-ils; mais également de la part d’intellectuels comme le poète qui a rejoint le groupe des mécontents et qui demande purement et simplement la démission du ministre.

ABDELILAH BENKIRANE: Le secrétaire général du parti islamiste du PJD est attaqué ouvertement par 3 grosses pointures de cette formation qui ont décidé de ne plus en faire partie. A l’origine de cette rupture qui risque de faire des vagues, la décision unilatérale de Benkirane d’émettre un communiqué appelant à ne pas participer à la marche du 20 février qui n’a pas empêché les démissionnaires de le faire.

MILOUD CHAÂBI: Le richissime homme d’affaires accompagné de son fils Faouzi était aux premiers rangs des marcheurs du 20 février. Beaucoup d’observateurs sont à la recherche d’explications à cette présence qui en a étonné plus d’un d’autant plus que les Chaâbi ne font pas preuve d’assiduité lors de manifestations auxquelles participent les différentes formations politiques par lesquelles ils sont passés. Et que dire et retenir de la vaste opération de  distribution de bouteilles d’eau portant la marque bien connue du groupe Chaabi.

ILIAS EL OMARY: L’éminence grise de Fouad Ali El Himma pour les affaires du Rif et des agissements de la gauche, est curieusement à la une de plusieurs publications ces derniers temps. Cette  visibilité très soutenue dans les medias laisse croire qu’El OMARY est à la recherche d’un nouveau point de chute. Rappelons que l’homme possède, chose très rare, 2 dahirs de nomination: l’un à l’institut royal pour la culture amazigh et le second pour son siège parmi les sages du conseil supérieur de la communication audiovisuelle.

BAROMETRE NEGATIF (du 19 au 26 février 2011)

MOHAMMED NACIRI: On croyait le ministre de la justice sorti de l’engrenage des grèves à répétition des greffiers qui ont coûté au contribuable plusieurs milliards sans parler des désagréments, après l’annonce d’un accord avec les syndicats. Il n’en est rien et l’accord signé ne va que jusqu’à la fin du mois de mars, car dès début avril, ces grèves risquent de reprendre jusqu’à satisfaction totale des revendications des grévistes. Gand point de discorde: la question de la refonte du statut de greffier.

YASMINA BADDOU: Nouvelle levée de boucliers contre la ministre de la santé. Cette fois-ci, ce sont les pharmaciens qui montent au créneau pour demander à la ministre de revoir sa position à défaut de quoi ils menacent d’entrer en grève. Il faut savoir que Yasmina Baddou a lancé un plan qui consiste à prévoir une baisse des prix des médicaments afin qu’ils soient plus accessibles aux couches défavorisées. Les pharmaciens estiment par le biais de leur fédération que les prix sont fixés par les laboratoires et que la démarche de la ministre vise simplement à contourner les vrais problèmes de la santé. Affaire à suivre.

DRISS BENHIMA: Le PDG de la RAM cherche réellement querelle aux membres du parlement qui eux-aussi lui en veulent ce ne pas répondre à leurs convocations. En plein démêlés avec le fisc avec qui la compagnie nationale serait en délicatesse, Driss Benhima vient d’interdire l’octroi de réductions sur les billets des conjoints des députés ce qui a poussé ces derniers à enfoncer le clou. A la rentrée de la session d’avril, ils exigeront la présence du PDG dans la ligne de mire également des syndicats.

CHEIKH YASSINE: Surfant sur les secousses qui frappent plusieurs pays arabes, le cheikh d’Al Adl  Wal Ihssane, tente de mobiliser coûte que coûte ses troupes avec des slogans et des mots d’ordre pas très nouveaux dans son jargon. Ainsi, la Jamâa conseille vivement aux autorités de procéder à une séparation des pouvoirs et l’abolition de la constitution. Mais jusqu’à demander à ses fidèles de sortir dans les rues , le Cheikh n’a pas été jusque-là.

BAROMETRE NEGATIF (du 11 au 18 février 2011)

AHMED AKHCHICHENE: Le ministre en charge du secteur de l’éducation a des soucis à se faire : des grèves à répétition sont prévues dans ce secteur pour une revalorisation des salaires des enseignants. Idem au niveau de l’enseignement supérieur avec des risques d’année blanche dans les campus qui se font déjà sentir. Les syndicats d’enseignants sont unanimes à reconnaitre que toutes les voies de recours ont été utilisées mais en vain.

JAMAL AGHMANI: Il en est de même pour ce ministre USFP de l’emploi. Une crise ouverte au sein de l’office de la formation professionnelle est en train de tourner à l’épreuve de force entre ce département et quelques centaines de formateurs-vacataires qui réclament leur intégration à l’office. Réunis en sit-in, nuit et jour avec un campement sauvage en plein boulevard devant le siège devant l’office, les manifestants sont résolus à aller jusqu’au bout pour faire aboutir leurs revendications.

RACHID NINY: Le chroniqueur mais néanmoins propriétaire du groupe de presse « MASSAE » va une nouvelle fois être traîné devant les tribunaux pour une affaire de diffamation. Cette fois-ci, la partie adverse est coriace et compte mobiliser une équipe d’avocats réputés être parmi les meilleurs de la place. Le plaignant n’est autre que le milliardaire Moulay Hafid El Alamy auquel le magazine de Niny « PUCE » avait consacré un reportage peu reluisant.

NACER CHADLI: Ce jour belgo-marocain, aura tourné tout le monde en ridicule. Alors qu’il avait clamé haut et fort son intention de porter les couleurs nationales et rejoindre les lions de l’Atlas, il s’est subitement rétracté pour afficher sa préférence pour l’équipe nationale belge. Bon nombre des joueurs de l’équipe nationale, à l’image de Houcine Kharja le capitaine, se sont déclarés outrés par cette désinvolture, ce manque de sérieux et de respect envers les couleurs du Maroc.

BAROMETRE NEGATIF (du 02 au 10 février 2011)

YASMINA  BADDOU : En chargeant à son tour le chef de l’unité de cardiologie du CHU Ibn Sina de Rabat, le professeur Wajih Maazouzi, la ministre de la santé s’est exposée à des poursuites judiciaires de la part du même Maazouzi. Celui-ci estime en effet, qu’il y a des vices de procédure dans la démarche de la ministre qu’il compte bien dénoncer devant le tribunal administratif. Il est a rappeler que le grand cardiologue dont la réputation est aujourd’hui entachée de plusieurs accusations  d’irrégularités au niveau de la gestion de son unité, a été suspendu de ses fonctions.

MOHAMED NACIRI : Que pourra bien faire le ministre de la justice pour mettre fin à la pagaille qui règne dans les tribunaux du royaume pénalisés par une grève à répétition des greffiers .La patience des citoyens est à bout devant cet état de fait qui fait trainer les dossiers depuis des mois et des mois sans que rien ne soit fait pour remédier à cette situation inextricable. Les greffiers qui observent des grèves de 3 jours chaque semaine campent sur leur position  à savoir la promulgation de nouveaux textes définissant leur statut. Mais pour l’instant, rien ne semble laisser prévoir un déblocage de la situation.

ABDELILAH BENKIRANE : Le secrétaire général  du parti islamiste du PJD n’en démord pas. Il tente de créer un large rassemblement pour en découdre avec le Pam, le parti du tracteur cher à Fouad Ali El Himma. Pour cela, le PJD n’a pas hésité à aller frapper aux portes de la Koutla pour convaincre les membres de celle-ci  de le rejoindre dans son combat contre le Pam, devenu son ennemi juré, et ce en prévision des élections législatives de 2012.Au sein de la koutla, ce n’est pas le grand enthousiasme, de peur de se lancer dans une aventure de ce type qui comporte de gros risques.

ABOUBAKR JAMAI : Sortie tonitruante de l’ancien directeur de l’hebdomadaire « Le Journal » disparu des kiosques depuis 1 an maintenant. Sur les colonnes de l’hebdomadaire français « Le nouvel observateur » Jamai n’hésite pas à jouer aux cassandre pour prévoir une contagion des émeutes de Tunisie au Maroc. Selon lui,  le Maroc devrait à son tour connaitre des émeutes sanglantes  sans que l’on sache avec prévision sur quoi se base-t-il pour échafauder de tels scénarios catastrophiques.

BAROMETRE NEGATIF (du 11 au 20 janvier 2011)

YASMINA BADOU: La ministre de la santé n’est pas au mieux de sa forme. Après avoir essuyé les plâtres de ses images sur Youtube, elle risque d’avoir maille à partir en ce début d’année avec pas moins de 50 cliniques privées sur l’axe Casablanca-Rabat, condamnées à la fermeture pour non-conformité avec les règles de mise à niveau édictées par le département de tutelle. 50 cliniques sur 250 visitées par une commission d’enquête. Il ne manquait que les personnels des cliniques devant le parlement. Derrière ce conflit s’en cache un autre: la volonté de la ministre de mettre fin à l’exclusivité des médecins et chirurgiens dans les capitaux des cliniques privées pour permettre l’entrée de capitaux privés à même , selon elle, de faciliter mise à niveau et modernisation de ces cliniques.

LAHCEN DAOUDI: Le numéro 2 du PJD n’en rate pas une pour se mousser. Si ce n’est pas le PAM, c’est le ministère de l’intérieur. Dans un élan paranoïaque, il vient d’affirmer que suite aux événements de Laâyoune, le ministre de l’intérieur aurait dû démissionner. Et Daoudi d’enfoncer le clou quand il répète aux medias qui veulent bien l’entendre: le ministère de l’intérieur ne compte guère de cadres experts de la chose politique, de simples exécutants qui manquent de science, probablement comme le numéro 2 du PJD.

STAREO: La société délégataire du transport sur Rabat et région continue de faire des siennes pour voir ses relations avec les élus de la capitale se dégrader au plus haut point. Ces derniers lui reprochent le non respect du cahier des charges au niveau du parc de véhicules mis en circulation qui suscite la colère des usagers.

BAROMETRE NEGATIF (du 01 au 10 janvier 2011)

TAHAR BENJELLOUN : Le plus parisien des écrivains marocains qui vient de recevoir le prix « ARGANA »2010 pour son œuvre poétique a déclaré sans rougir au quotidien arabe Al HAYAt, que les secteurs public et privé devraient s’engager financièrement pour aider les jeunes à développer dans les disciplines culturelles. Tahar Benjelloune qui vit être Paris et Tanger, il faut le rappeler, lui qui dispose d’un grand réseau de mécènes à travers le monde, n’a jamais levé le petit doigt pour défendre les lieux culturels en détresse de la ville du détroit. Des étrangers qui ont des liens affectifs avec Tanger l’ont fait. Moralité : Charité bien ordonnée commence par soi-même.

MARRAKECH : Durant les derniers jours de l’année écoulée, il ne fallait pas bon être dans la ville ocre, ou du moins dans sers artères les plus connues ainsi qu’à la place Jamaa ElFna : Embouteillages monstres, flambées des prix dans les magasins d’alimentation et d’habillement, restaurants, cafés, bars et discothèques branchées, une grande arnaque synchronisée et des touristes et consommateurs qui se plient au diktat des commerçants et autres restaurateurs…Une pagaille qui n’honore guère cette ville.

FLAMBEE DES PRIX TOUS AZIMUTS : Les autres villes du Maroc n’étaient pas en reste dans tout le royaume, qu’elles soient touristiques ou non. De vrais prix en folie, c’est le cas de le dire, qui a permis à de nombreux commerce comme les poissonniers et les bouchers de s’en mettre les poches lors de ce week-end de réveillon de la Saint-Sylvestre. Question d’habitudes, diriez-vous ! De mauvaises habitudes, sans contrôles ni amendes qui pourraient dissuader les contrevenants de rejouer la même chanson aux consommateurs fatalistes.

BAROMETRE NEGATIF (du 27 au 31 décembre 2010)

DRISS BENHIMA : Le PDG de la RAM, toujours aussi  hautain et imbu de sa personne, estime n’avoir aucun compte à rendre aux élus de la nation. Après maintes convocations de la part de la commission des transports à la chambre des représentants pour venir s’expliquer  sur différents volets de sa  gestion de la compagnie aérienne publique nationale, Driss Benhima  continue de refuser de venir au parlement . Voilà qui dénote d’une certaine conception des règles de bonne gouvernance.

SAJID-LYDEC : Ce duo symbole de l’incurie représenté par le maire de Casablanca et la société délégataire de la distribution d’eau et d’électricité dont la gestion calamiteuse des intempéries catastrophiques de la capitale économique et sa région est encore dans les mémoires ; ce duo donc continue à narguer la population. Lors de la dernière réunion du conseil de la ville placée sous le signe de la nervosité, les responsabilités réelles n’ont pas pu être déterminées. Du coup, ce n’est qu’au premier trimestre 2011 qu’un bilan sera dressé, soit 3 mois après ce désastre.

MOHAMED HANINI : L’ancien maire PJD  de la paisible ville de Midelt, vient d’écoper de 8 mois de prison ferme et 10 000 dh d’amende pour un acte de corruption avéré. Alors qu’il monnayait une autorisation à un commerçant, le fils de ce dernier avait eu la bonne idée de le filmer en cachette  et de faire circuler le document sur You Tube, lequel document servira de manière accablante dans la condamnation du maire islamiste.

BAROMETRE NEGATIF (du 21 au 26 décembre 2010)

KARIM GHALLAB : Lors d’un récent vote en commission du budget de l’équipement à la chambre des conseillers, le ministre istiqlalien a été mis en minorité par le Pam devant lequel il s’est retrouvé pratiquement seul et abattu. Les conseillers du parti du Tracteur l’ont acculé à la défensive et bloquer le processus ou moyen le retarder avant son adoption définitive. Une autre séance houleuse est à prévoir avec une présence en force des conseilles istiqlaliens qui avaient fait faux bond à leur ministre pour aller se coucher tôt alors que le vote n’a eu lieu qu’à 3 heures du matin au grand bonheur des amis d’El HIMMA.

OTHMAN FASSI FIHRI : Le Directeur Général des Autoroutes du Maroc  est dans de mauvais draps, à la suite d’un malentendu avec une société portugaise en charge de l’élargissement de la voie CASA-RABAT. Le contrat a pris des allures de bras de fer, ce qui a causé des retards considérables, préjudiciables à la société marocaine des autoroutes. L’entité portugaise a brutalement quitté le Maroc en pliant matériel et bagages, ce qui risque de lui valoir un procès coûteux. Dès ce lâchage, Ali Fassi Fihri a lancé un nouvel appel d’offre qui mettra du temps avant l’annonce du futur adjudicataire. Les dégâts sont énormes et la colère des usagers gronde.

Le POLISARIO : Un très grand réseau de trafiquants de drogue opérant dans un triangle composé de la Mauritanie, le Mali et le Niger vient d’être démantelé. Une très grande prise et  des têtes importantes qui viennent de tomber. 90 % des membres de c e réseau étant composés de membres du Polisario et originaires des camps de Tindouf acheminaient de grosses quantités de drogue à destination de l’Europe par l’Algérie en traversant de nombreux pays africains. Un membre du groupe a avoué ravitailler les groupes terroristes d’Al Qaida opérant dans la zone Sahélo-Saharienne. Voilà qui vient conforter la thèse d’accointances entre le Polisario, des cellules d’Al Qaida d’origine algérienne, et les cartels de la drogue internationaux

BAROMETRE NEGATIF (du 11 au 16 décembre 2010)

Ahmed Akhchichen: Le ministre de l’éducation nationale est confronté à une crise sérieuse et à répétition qui appellent à une grève du secteur de 2 jours, les 15 et 16 courants. L’appel à cette grève qui ne concerne pas uniquement les salaires est appelée à connaitre une grande mobilisation au sein du primaire, du secondaire et du supérieur.

Mohamed Naciri: Le ministre de la justice est confronté à un conflit larvé depuis plusieurs mois et à un malaise profond qui en résulte au sein d’une catégorie du personnel des greffes dans les tribunaux. Depuis une cinquantaine de jours, cette catégorie de personnels ne travaille que les journées du lundi et du vendredi soit 1,3 millions d’heures perdues à fin octobre dernier. Coût de ces débrayages à répétition: plus de 30 millions de dirhams.

Hamid Chabat: Le maire de la ville de Fès et secrétaire général de l’UGMT, l’union générale des travailleurs du Maroc est décidé à en découdra avec ses ennemis jurés du Pam, le Parti Authenticité et Modernité de Fouad Ali El Himma. Profitant d’un récent meeting à Fès portant sur les événements de Laayoune, il les a ouvertement accusé et avec une rare violence verbale « d’avoir mis le feu  » dans cette ville lors des tragiques événements qu’elle a connue. Pour l’heure, c’est le même Chabat qui jette de l’huile sur le feu en tirant à boulets rouges et à la moindre occasion sur les responsables du PAM.

BAROMETRE NEGATIF (du 05 au 10 décembre 2010)

WALI, GOUVERNEURS, PARLEMENTAIRES et ELUS LOCAUX: Tout ce beau monde doit rendre des comptes et éventuellement sanctionné pour avoir fait preuve d’une indifférence coupable lors de ce drame. Une présence symbolique et réconfortante auprès des populations sinistrées, des gestes de solidarité auraient mis du baume au cœur de ces populations sinistrées. Il n’en a rien été et tout se passe de commentaire.

SAJID: le maire de Casablanca, est un habitué de ce baromètre en baisse. Avec les catastrophes de Casablanca il ne pourra plus oser se présenter devant les casablancais ni leur serrer la main lors des prochaines élections communales. Les habitants révoltés scandaient son nom à tous les coins de rues pour demander sa démission. Fidèle à ses habitudes, le maire de Casablanca s’est fait porter absent devant la gravité de la catastrophe et ce, même dans sa circonscription de Californie, également touchée par les graves intempéries.

LA LYDEC: Au cœur du drame des casablancais, la société française en charge de la concession de l’eau et de l’électricité du grand Casablanca est la plus pointée du doigt par les victimes des inondations et des longues coupures d’électricité. Un communiqué tarif, lu sur les radios 3 jours après les intempéries a ravivé la colère des bidaouis et des habitants de Mohammedia. Des procès en série sont en préparation pour demander des dommages et intérêts à cette compagnie maintes fois décriée pour ses barèmes tarifaires et qui, à la moindre alerte se trouve complètement dépassée par les événements.

BAROMETRE NEGATIF (du 21 au 25 novembre 2010)

Mohamed Naciri : Le ministre de la justice a tous les maux à calmer les syndicats surchauffés de son département. Grèves à répétition, grogne des magistrats suite à la suspension sans indemnités du juge Jaafar Hassoun qui s’était allé à faire des confidences à la presse ce que son statut lui interdit. Lui-même avait intenté un procès à son ministre de tutelle pour abus de pouvoir. Un procès qu’il vient de perdre devant le tribunal administratif.

Khelli Henna Ould Rachid: le président du Corcas est totalement décridibilisé et s’apprêterait à quitter ses fonctions au sein du Conseil Consultatif pour les provinces sahariennes. Totalement absent lors des événements de Layoune et lors des discussions informelles avec le Polisario à Manhasset aux Etats-Unis, il n’attendrait plus que la nomination de son successeur pour retourner à ses affaires florissantes. Son successeur aura la lourde tâche de mener des réformes annoncées par Sa Majesté le Roi pour recadrer l’action du Corcas et la dynamiser.

Les Parlementaires: Ils sont une bonne partie à s’être faits  porter absents lors des discussions sur la loi des finances. Un comble pour ces députés quand on sait l’importance de la loi de finances. Lors du vote de celle-ci, il manquait à l’appel près du tiers, nous acheminons de plus en plus vers l’application de mesures disciplinaires. Le président de la chambre des conseillers, prévoit pour sa part, de rendre public via la presse et les médias officiels, les noms des adeptes de la politique du strapontin vide.

BAROMETRE NEGATIF (du 16 au 20 novembre 2010)

JAMAL AGHMANI: Le ministre socialiste de l’emploi pour des raisons que lui seul connait, s’en est pris à la CNSS qu’il accuse d’abriter agents et cadres qui encourageraient les actes de corruption ce qui à soulevé un tollé au sein de cette institution. Derrière cette accusation se profile une course pour la succession du directeur général Ahmidouch que l’on dit partant. L’USFP dont le ministre porte les couleurs; voudrait bien placer un des siens.

HABIB MALKI: Cet économiste et universitaire de renom, plusieurs fois ministre encarté USFP et également président du centre marocain de conjoncture vient de s’en prendre aux indicateurs utilisés par son camarade socialiste, Ahmed Lahlimi, haut commissaire au plan qui ne cesse d’être critiqué, même par les siens aujourd’hui. Un véritable débat national doit se tenir pour mettre fin à ces polémiques inutiles. Le même Malki s’en prend également à l’argentier du Royaume dont il descend les prévisions en flèche.

LAHCEN DAOUDI: L’économiste en chef du parti des islamistes, le PJD ne fait pas dans la dentelle comme à son accoutumée. Pour mettre fin à l’hémorragie de la Caisse de Compensation, il propose tout simplement un nouvel impôt direct ciblé sur les grosses fortunes et les grands entreprises pour soulager l’état de ce lourd fardeau handicapant pour ses caisses. De quoi susciter l’ire du patronnât habitué à ces propos.

BAROMETRE NEGATIF (du 06 au 10 novembre 2010)

Silvio Berlusconi : les turpitudes sexuelles du président du conseil italien continuent de plus belle alors qu’il s’apprête à être lâché par son principal allié politique. Cette fois-ci, il s’agit d’une jeune fille originaire du Maroc qui l’accuse de l’avoir invitée à des soirées érotiques alors qu’elle était mineure mais sans qu’il y ait eu des rapports physiques. Toujours est-il que le chef du gouvernement italien continue à défrayer la chronique à cause d’un tel comportement avec plusieurs jeunes filles conviées à ces chaudes soirées moyennant des sommes importantes, ce qu’il lui a valu déjà un divorce avec sa dernière femme.

Moulay Hafid El Alamy : Personnalité en hausse dans notre précédent baromètre il y a quelques jours, le PDG de CNIA SAADA, dégringole suite aux rumeurs qui continuent d’entacher l’introduction en bourse de ce mastodonte de l’assurance au Maroc. En attendant les chiffres de cette opération réussie, on peut le prévoir, la presse continue à s’acharner sur ce golden boy en insinuant qu’il aurait bénéficié d’appuis au sein de l’administration pour cette opération et de rappeler sournoisement que sa fortune à été bâtie grâce à un procédé peu orthodoxe qui lui a permis de s’emparer de la compagnie d’assurances AGMA pour une bouchée de pain grâce à ses introductions. Sommes-nous à la veille un scénario similaire ?

Tewfik Hjira : Le ministre istiqlalien de l’habitat n’est plus que l’ombre de lui-même.La preuve en a été faite lors du salon du bâtiment qui vient de fermer ses portes à Casablanca. Plus que discret, il a préféré éviter les feux de la rampe, lui qui était il y a quelques mois le chouchou des medias ; probablement à propos de quelques défaillances au niveau du programme national d’éradication des bidonvilles et de plusieurs scandales au sein de son département qui l’on conduit à se séparer d’une partie de ses principaux collaborateurs.

BAROMETRE NEGATIF (du 21 au 25 septembre 2010)

Le gouvernement algérien : coup sur coup, il a commis 3 impairs en l’espace de quelques heures. Compromettre l’accord sur l’échange de visites entre les familles sahraouies au risque de déplaire au Haut Commissariat aux Réfugiés qui chapeaute cette opération. Ses services ont également malmené 2 journalistes marocains qui se sont rendus à Tindouf pour couvrir le retour annoncé et médiatisé de Ould Salem, ancien patron de la police civile du Polisario à Tindouf, dont la famille a également été persécutée parce que ce dernier s’est dit favorable aux thèses du Maroc concernant le plan d’autonomie.

Ali Fassi  Fihri : le patron de la fédération nationale de football ne sait plus à quel saint se vouer et ne craint plus de montrer ses signes de lassitude. Très occupé en plus de la gestion chaotique du sport-roi  par ses lourdes fonctions de DG du vaste empire ONEE, regroupant l’ONEP et l’ONE , 2 grands offices sensibles, il n’a que peu apprécié le vaste mécontentement suite à la pénurie d’eau à Meknes qui a rejailli sur son management.

Hamid Chabat : Il n’est pas une semaine sans que le très  controversé maire de Fes ne fasse parler de lui dans une certaine presse en lançant des polémiques avec une prédilection pour les attaques frontales contre le PAM, le parti proche de Fouad Ali El Himma.Dernière en date, il reproche à cette formation d’avoir incité les professionnels des transports à faire la grève contre le code de la route.Depuis, celle-ci a été annulée comme on le sait.

Abderrahim Mouad : l’éphémère directeur de la sécurité des palais royaux a été démis de ses fonctions pour faute grave professionnelle.Ancien préfet de Tetouan, il retrouve le simple titre d’inspecteur général avec assignation à résidence pour une durée illimitée.La sanction royale aurait été motivée à la suite de l’utilisation du téléphone portable dans l’enceinte du palais par le directeur de la sécurité, une chose formellement interdite.

Monsieur X : il s’agit de tous les marocains mauvais payeurs.Bank al Maghrib a recensé pas moins de 2 millions d’incidents de paiement en 2009 pour un montant de 62 MdDH. Désormais, ils seront près d’un demi million de personnes qui n’auront plus droit au chéquier.La plupart des incidents concernent des transactions inférieures à 100 000 DH.

BAROMETRE NEGATIF (du 01 au 05 septembre 2010)

Aziz Akhennouch: Le ministre de l’agriculture est décidemment un homme peu porté sur la communication tout comme son service de presse qui pêche par un navrant amateurisme. Suite à l’annonce de la décision du gouvernement de détaxer pendant 4 mois l’importation de céréales en raison d’une pénurie mondiale plus que probable, de nombreux médias ont tenté de joindre le ministre de tutelle pour sa réaction à chaud. Son téléphone coupé pendant plusieurs heures, sa chargée de presse n’a rien trouvé de mieux à faire qu’imiter son patron. Finalement, c’est le secrétaire général du ministère qui a sauvé la situation en répondant aux journalistes.

LE POLISARIO : Plus qu’en baisse, le mouvement des mercenaires dégringole dans l’opinion international et même parmi ses supposés soutiens en Espagne. Déjà aux abois depuis longtemps, il est encore plus à la proche d’échéances capitales pour son avenir dans la région. Le groupe des dirigeants séparatistes ou ce qu’il en reste, essaient désespérément et par tous les moyens de multiplier les provocations pour mettre le feu aux poudres dans les provinces sahariennes. Dernière manipulation, l’envoi d’agitateurs d’origine espagnol à Laayoune pour semer le désordre. C’était sans compter sur la vigilance des autorités qui ont su déjouer ce plan machiavélique. L »Espagne a pour sa part compris rapidement le stratagème et l’a ouvertement condamné. Pour leur part, les partis politiques nationaux ont vivement réagi et à l’unanimité contre cette grossière opération de tentative de déstabilisation.

Mohamed Sajid: le maire de Casablanca a encore fait parler de lui. Lors de la récente visite royale effectuée dans l’ancienne médina de cette ville pour le lancement d’une grande opération de lifting urbanistique (voir article et entretien sur le sujet dans la page régions); Sajid s’est mis aux abonnés absents pour des raisons que la plupart ignorent. Craignait-il les foudres royales au cours de cette visite, ou bien avait-il déjà senti le vent passé pour sa désastreuse gestion de la capitale économique.

BAROMETRE NEGATIF (du 26 au 31 août 2010)

GERETS: Notre nouvel entraîneur du onze national, le belge Gerets devrait prendre le prénom de Désiré. Celà lui irait bien, lui qui s’est mis aux abonnés absents alors que le Maroc affronte son homologue centrafricain le week-end prochain à Rabat dans un match jugé sérieux comme test pour l’avenir. Gerets, le magnifique préfère donner ses consignes d’Arabie Saoudite où il est encore sous contrat à son bras droit qui ne sait plus de quel côté donner de la tête puisqu’il ne s’attendait pas à remplacer si longtemps le grand manitou dont le compte bancaire est pourtant grassement alimenté par notre fédération après la signature d’un contrat mirobolant. On aura tout vu en matière de football au Maroc, même un entraîneur de l’équipe nationale par procuration.

AKRAM: le président du Wac, pour rester dans le domaine du football, s’est fait prendre comme un bleu en flagrant délit de corruption du rédacteur en chef du supplément sportif du groupe de presse de Rachid Nini: AL MASSAE.. ce dernier, qui n’attendait qu’une telle aubaine pour augmenter ses ventes en consacrant de larges pages à cette affaire. Il a aussitôt intenté un procès au président du Wac et à son club dont le site internet a appelé ses supporters à lyncher le rédacteur en chef de la revue Al Massae Arriyadia, Hassan Attafi. Le Raja, éternel ennemi casablancais du Wac, se frotte les mains. A la guerre, tous les coups sont permis.

Anas Sefrioui: Le magnat de l’immobilier toutes catégories confondues s’apprête à vivre des moments difficile et voir son image détériorée par une affaire l’opposant à des copropriétaires de 3 de ses résidences Addoha à Casablanca pour une sombre affaire de consignation non restituée à deux mille familles pour un montant global de l’ordre global de 10 millions de dirhams. Pour cette affaire qui dure depuis 6 ans, les plaignants avaient eu gain de cause, mais Anas Sefrioui, qui est au cœur de ce conflit à titre personnel, n’a pas daigné s’acquitter du dû de ces copropriétaires qui lui intentent un nouveau procès le 15 Septembre prochain. A Rabat, cette fois ci, ce sont les nouveaux acquéreurs des appartements de Hay Riad, ex-zoo, du même groupe Addouha, qui se voient privés d’eau et d’électricité à cause des arriérés de ce groupe chez La Redal. Cette régie refuse en effet d’installer les compteurs tant que ce n’est pas régularisé. Incroyable mais vrai : Aussi impressionnant que la dernière pub télé du 1er opérateur immobilier marocain.

Groupe Addoha: Apparemment c’est la panique à bord de ce conglomérat qui ne s’est pas vu grandir ni comment. Suite à ce conflit relayé plus haut, voilà que le quotidien  » Les Echos » accuse à demi-mots les hommes d »Anas Sefrioui d’avoir ait une razzia sur le numéro en date du 23 Octobre 2010 qui publiait justement à la une les tenants et aboutissants dont le groupe aurait pu bien se passer. En effet et si l’on croit ce journal, des personnes non identifiées se sont présentées dans les kiosques de plusieurs villes du pays pour faire main basse sur tous les exemplaires mis en vente de peur que les lecteurs n’aient vent de cette fâcheuse affaire. Le journal  » Les Echos  » qui continue à suivre ce feuilleton de la rentrée et à en faire ses choux gras, accuse Sefrioui et ses supposés hommes de main d’attitude déloyale et c’est un euphémisme.

Groupe Rahal & Associés: Ces deux partenaires à l’origine de efloussy, un concept de franchise qui regroupe plusieurs services dont en premier lieu le change de devises et les transferts d’argent, ont des soucis à se faire pour l’avenir de cette entreprise qui avait séduit bon nombre de modestes investisseurs. A l’image des déboires de Hanouty , l’avenir de l’enseigne efloussy se voit compromis et annonce des jours sombres à la suite d’un mouvement de protestation généralisé des franchisés ( au nombre de 300 actuellement) qui ont décidé de baisser définitivement le rideau de leurs agences et d’attaquer les promoteurs du projet en justice à qui ils reprochent d’avoir plombé leur activité par des royalties démesurées, de n’avoir pas tenu toutes leurs promesses telles qu’elles figurent dans les contrats et d’autres griefs tels le non -respect des banques -partenaires et de la société-mère, une fausse appréciation de l’étude de marché et des business-plans ainsi que des problèmes de commercialisation, de services insuffisants et enfin d’une crise de liquidités. Ouf !

Télé-Ramadan: un chiffre effarant qui en dit long sur la gestion et la rationalité des dépenses dans l’audiovisuel public. Les différentes productions de séries et sitcoms que vous voyez ou ne regardez pas pendant le mois de Ramadan nous auront coûté pas moins de 7 Milliards de centimes pour le résultat déplorable que nous connaissons tous et ce saison après saison. Seules 2 oeuvres tirent leur épingle du jeu et en tirent tous les fruits dans les résultats des audiences de la première quinzaine du ramadan. Il s’agit respectivement de Joha sur Hdidane alias Joha sur la 2ème chaîne et Dar Al Warata sur Al Oula, cette dernière cartonnant pour la deuxième année consécutive.

L’Onssa: Vous connaissez? Nous non plus jusqu’à ce mois de ramadan béni. Derrière ces quatre lettres se cache L’office National de Sécurité Sanitaire des Aliments. Il doit certainement exister depuis fort longtemps mais on lui excusera son manque de professionnalisme en matière de communication et sa tendance à ne pas trop s’exposer de peur de s’attirer le harcèlement des citoyens  qui le confondraient avec une association de défense des consommateurs. Ce que l’on pourrait lui reprocher en revanche c’est de ne communiquer et se manifester qu’une seule fois par an, comme c’est le cas en cette période. Moisson de quelques une de ses sorties et enquêtes miraculeuses sur le terrain: Saisie de 400 kg de produits alimentaires impropres à la consommation à Tetouan. Saisie également à Khénifra de 3,5 tonnes de viandes rouges avariées au cours du premier semestre 2010 sur 432 tonnes contrôlées pour cette seule ville débarrassée également de 26 tonnes d’abats pour cette même période.                                                                                                                                     L’Onssa est également fier d’afficher ce bilan pour le simple mois de juillet : 5937 points de vente contrôlés ainsi que 1664 lieux de restauration collective, 329 unités de production passées au peigne fin dans toujours dans le cadre de cette campagne préventive rassurante qui a nécessite aux valeureux agents de l’oass près de 500 sorties. Qu’ils en soient vivement remerciés : avec autant de zèle, nous pouvons dormir tranquilles sur nos 2 oreilles.

Tecmed: Cette société à capitaux espagnols, chargée au titre de la gestion déléguée, du ramassage des ordures et de la propreté dans plusieurs villes du royaume est sur le point de voir ses contrats résiliés avec plusieurs communes. Motif: non respect des clauses, manquements aux engagements spécifiés dans les contrats, tricheries sur la qualité du service…. Pour se défendre, Tecmed avance que plusieurs communes et ville comme Mohammedia accusent un grand retard dans le payement de leurs arriérés. Conclusion: A titre d’exemple, cette ville balnéaire ne respire plus depuis des semaines et croule sous les ordures pestilentielles.

BAROMETRE NEGATIF (du 20 au 25 août 2010)

Sijilmassi : Le fraichement nommé DG de l’Agence du Développement des Investissements Extérieurs n’est pas au mieux de sa forme contrairement à son bien nommé frère du Crédit Agricole. Ses détracteurs lui reprochent son déphasage par rapport aux contours et objectifs de sa mission et le fait qu’il tarde à concrétiser des partenariats avec des investisseurs étrangers de taille. Le patron des investissements extérieurs se voit souvent retirer le tapis sous ses pieds par des ministres fonceurs, efficaces.

EZNAGUI : Le fringant ministre du tourisme à la barbe bien taillée, un autre golden boy, a du mal à se faire aux us et coutumes des opérateurs touristiques nationaux toujours aussi quémandeurs des subsides de l’état et autres allègements fiscaux au moindre fléchissement de leur activité. Bien que cette année que l’on prédisait catastrophique à cause de la coïncidence du ramadan avec la haute saison ne se soit pas trop mal passée dans l’ensemble, ces derniers anticipent déjà sur l’été 2010 pour suggérer un plan de sauvetage qui les mettrait à l’abri d’une mauvaise conjoncture. Serein et distant, l’actuel ministre du tourisme continue d’afficher un sourire et un optimisme de bon aloi alors que la tendance mondiale penche vers une réduction drastique des budgets de vacances dans les pays émetteurs à destination du « plus beau pays du monde »

HALAB : Le wali du grand Casablanca ne doit pas beaucoup dormir en ce moment, suite à l’annonce de la prochaine visite du roi à Casablanca sensée être programmée pour la semaine prochaine avec un agenda très chargée. Après l’affaire du grand balai de la ville d’Al Hoceima, un climat de psychose s’est installé chez les responsables dans les villes ou doit se rendre le souverain. Ainsi à Casablanca, c’est le branle-bas de combat, non seulement à la wilaya et les différentes préfectures mais également chez les sécuritaires et au conseil de la ville. Son président Sagid tout comme le Wali Halab pourront difficilement justifier l’état de délabrement de la métropole et les conditions de vie désastreuses des casablancais à tous les niveaux. Un autre grand ménage. C’est en tout cas le vœu commun de tous les casablancais, même ceux qui s’abritent derrières les murs de leurs luxueuses villas qui ne dorment pas non plus , mais pour une autre raison : la hantise d’être cambriolés, un phénomène en nette augmentation dans les secteurs huppés de Dar Beida. Des lettres d’habitants d’Anfa auraient été adressées au cabinet royal en ce sens.

Abdelhanine Benallou : L’ancien DG controversé de L’ONDA ( Office National des Aéroports)  est guetté et menacé actuellement par l’œil du cyclone suite à la publication d’un rapport de la cour des comptes qui met en doute la transparence de sa gestion et suite à l’enquête menée actuellement par les fins limiers de l’IGF , l’Inspection Générale des Finances qui campent actuellement au siège de l’ONDA pour fouiller tous les comptes du temps de son passage à ce poste. Benallou que l’on dit proche et même encarté à l’USFP se place déjà à travers quelques interviews parues dans la presse comme une victime expiatoire de son ministre istiqlalien de tutelle Karim Ghallab, à ce titre président du conseil d’administration de cet office.

Jose Maria Aznar : L’ancien premier ministre espagnol et leader du Parti Populaire ne craint pas de se couvrir de ridicule à l’occasion. Cette fois-ci c’est à la ville occupée de Melilia que ce piètre conquistador des temps modernes est venu chauffer les esprits nostalgiques de l’ère franquiste. Bombant son torse, chauffant une salle remplie de ses douteux aficionados, Aznar est venu, l’espace de quelques heures tenter de torpiller la visite à Rabat du ministre espagnol de l’intérieur destinée à apaiser les tensions entre Rabat et Madrid. Le tour de piste d’ Aznar l’intrépide était vraiment pitoyable. Tout au plus, un simple coup d’épée dans l’eau ou plutôt un pétard mouillé.

Nouredine Lakhmari : Le réalisateur le plus scandinave du marocain fait les choux gras de l’actualité culturelle et cinématographique. Descendu en flammes par le quotidien Al Massae pour sa prétendue mauvaise organisation de son festival Amwaj Assafi, le voilà de nouveau empêtré, à cause de son caractère autoritaire et roublard, dans une affaire qui frôle le licenciement abusif et non des moindres. Deux de ses associés dans la société TIMLIF, nouvellement crée, viennent de quitter le bateau avant qu’il ne largue les amarres.
Cela s’appelle se mettre beaucoup de monde à dos quand le succès monte à la tête et cela met à mal la société TIMLIF montée à grands frais et qui, outre la production de films à gros budgets devait également racheter et restaurer des salles de cinéma mythiques à travers le royaume. Cela s’appelle se monter beaucoup de monde à dos.

BAROMETRE NEGATIF (du 15 au 19 août 2010)

Gouvernance : Pour une première c’en est une,  les hauts responsables de la ville d’Al Hoceima ont été démis de leurs fonctions en même temps sur ordre du souverain .Négligences graves, corruption avérée, incompétence… ce coup de balai salvateur donnera à réfléchir et l’on parle déjà d’une décision similaire à Laayoune.

Autoroutes du MAROC : les milliers d’utilisateurs du tronçon Marrakech-Agadir  sont mécontents : mauvaise qualité de la chaussée en certains points noirs,  pas de lieux de restauration ni d’aires de repos,  un tunnel dangereux et non gardé par les gendarmes qui fait croire qu’un drame peut s’y produire à tout moment .Conseil avisé de certains automobilistes: Prendre cette autoroute toute nouvelle jusqu’à Imintanoute et sortir pour utiliser la route nationale bien meilleure disent-ils.

Rachid NINNI : Le directeur-propriétaire et éditorialiste-billettiste d’ALMASSAE ne fait pas dans la dentelle, c’est connu depuis longtemps. Il commence sérieusement à faire l’unanimité contre lui dans  la profession. L’homme qui écrit et tire plus vite que son ombre, l’homme qui flingue sur tout ce qui n’arrange pas ses affaires vient de s’en prendre à un énième confrère qui compte le poursuivre en justice pour diffamation. Un procès de plus et la certitude que Rachid NINNI bat des records de vente mais également d’impopularité  et de procès qui lui sont intentés.  A qui le tour ?

Mohamed SAJID: Le maire de Casablanca, piètre gestionnaire de la chose publique devrait sérieusement penser à démissionner pour mieux se consacrer à ses affaires juteuses car CASA se meurt (ACTU-MAROC se propose d’ailleurs d’y consacrer un long reportage).  Chaussées impraticables,  trottoirs incertains, bennes et bacs à ordures éventrés, saletés repoussantes et odeurs pestilentielles aux quatre coins de la ville sauf dans sa circonscription de Californie et les quartiers d’ANFA  ou sur les secteurs du Triangle d’Or aux  grandes enseignes flamboyantes…un vrai calvaire pour les habitants de la ville blanche qui n’a de blanc que le nom. Une vraie insulte aux contribuables et à leurs progénitures. A quand également un long séjour du souverain dans DAR ELBEIDA  et un coup de balai salutaire.

Yasmina BADDOU : La ministre de la santé a été clouée au pilori par une association de médecins installés à l’étranger pour ne pas dire exilés dans une lettre adressée à Sa Majesté Le Roi. Leurs griefs sont d’une rare sévérité pour demander la tête de Madame.


 

 

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