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L’organisation de la future conférence mondiale de la Cop 22 sur les changements climatiques qui doit se tenir le mois de novembre prochain à Marrakech avec un budget initial de l’ordre de 800 millions de dirhams tourne avant l’heure à un jeu de massacre après avoir aiguisé les appétits des agences d’événementiel qui se disputent les parts de ce gâteau convoitées.
Le comité de pilotage de cette grande manifestation est à peine connu que les opérations de lobbying ont commencé avant le lancement des appels d’offres entre des mastodontes du secteur dont certains ont ouvert des filiales au Maroc de crainte que le royaume n’applique le principe de la « préférence nationale » alors que d’autres ont noué des partenariats avec des opérateurs locaux pour mettre toutes les chances de leur côté alors que la concurrence s’annonce des plus rudes.
Des polémiques ont vite compliqué la tâche ardue des organisateurs à l’annonce de l’octroi d’une première part du marché à l’incontournable Richard Attias, une grosse pointure du domaine d’origine marocaine ayant déjà organisé jusqu’à un passé récent, de grands forums et qui dispose d’atouts majeurs pour remporter le gros lot des contrats grâce à ses appuis.
Pour le côté anecdotique, une nièce de l’actuelle ministre de l’environnement, Hakima El Haité a pour sa part suscité une levée de boucliers en se disant persuadée de remporter un gros contrat en raison de son lien familial.
Pour d’autres, c’est la veillée de guerre en attendant le lancement des appels d’offres d’un événement qui s’annonce grandiose pour le Maroc, mais qui ne sera pas épargné par des scandales attendus suite à des dérapages inévitables en raison du manque de transparence.
Par Jalil Nouri

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