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Encore sous le choc, Soumaya Aouami Regragi s’est confiée au journal La dernière heure après son agression par quatre hommes à Willebroek en Belgique.

Les faits se sont produits cette semaine dans cette commune où elle est propriétaire d’une maison depuis de nombreuses années. Après avoir fait ses courses, Soumaya, Belge de 37 ans, se dépêche pour ranger ses courses afin d’aller chercher rapidement ses enfants à la garderie.

« Un homme dans une berline, peut-être une Opel, s’approche tout près de moi. Il a une cinquantaine d’années. Je lui fais signe de s’écarter. Alors il fait vrombir son moteur et me touche légèrement à la cuisse. Je suis excédée et donne un coup sur le capot avec ma pochette. Il sort alors de sa voiture, on s’insulte mutuellement et on se crache dessus. Il me traite, en français, de ‘sale macaque, sale bougnoule », explique-t-elle au journal.

Selon Soumaya et ses deux soeurs, trois autres hommes s’approchent d’elle et se mettent à frapper la jeune femme. « L’un d’eux, qui conduisait une Austin Mini, m’attrape à la gorge et serre sa main. Pendant ce temps, un autre me donne des coups de poing sur la tête », affirme Soumaya. C’est grâce à l’intervention d’un jeune homme que les coups s’arrêtent et que les quatre agresseurs quittent les lieux avec leurs voitures.

Pour la victime, cette agression est liée aux attentats de Bruxelles, même si aucun des agresseurs n’en a fait mention. « Maintenant, avec un foulard, vous êtes une terroriste. On est tous en train de payer parce que des cons ont commis des crimes. Je veux appeler au calme et à la non-violence », déplore-t-elle.

Une plainte a été déposée auprès de la police alors que la victime s’est vu prescrire une incapacité de travail de 7 jours.

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