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L’initiative de l’ancien premier ministre marocain Abderahman El Youssoufi de commémorer dans un colloque le cinquantenaire du leader socialiste disparu Mehdi Ben Barka, est à saluer tout comme il faut applaudir la lettre royale adressée à ce colloque et lue par le même El Youssoufi, une lettre à l’émouvante sincérité pour rendre hommage au disparu malgré les vicissitudes de l’histoire alors que son souvenir continue de hanter les esprits pour sa destinée peu commune dans l’histoire du pays.

Ouvrages, films, conférences, articles, procès, enquêtes…tout a dit et fait à travers des versions à l’infini sur sa tragique et mystérieuse disparition à Paris il y tout juste 50 ans. Depuis toutes ces années, l’énigme n’a cessé de s’épaissir d’autant plus que tous les acteurs de son enlèvement authentifiés et ses meurtriers supposés sont décédés.

La mort suspecte de ce leader de la gauche marocaine et du Tiers-Monde , connu pour être opposant au régime du défunt roi Hassan 2 restera l’un des grands mystères du siècle dernier pour lequel ses proches et amis continuent de réclamer que toute la vérité éclate enfin au grand jour pour qu’ils puissent faire définitivement leur deuil. Le message royal lu à l’occasion du colloque de la commémoration du cinquantenaire de sa disparition, invite à l’apaisement pour la lecture d’une page agitée de l’histoire du pays.

Par Jalil Nouri

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