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Ben Laden: la libération des deux journalistes otages liée au retrait français d’Afghanistan

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Il s’agit du deuxième message de Ben Laden menaçant la France en moins de trois mois.
« Nous vous répétons le même message: la libération de vos prisonniers des mains de nos frères est liée au retrait de vos soldats de notre pays », a dit la voix attribuée à Ben Laden par la chaîne de télévision du Qatar, Al-Jazira.

 

S’adressant au peuple français, il a ajouté: « Le refus de votre président de se retirer d’Afghanistan est le résultat de son suivisme de l’Amérique et ce refus est un feu vert pour tuer vos prisonniers (…) mais nous ne ferons pas cela au moment qui lui convient à lui ».

Cette position de M. Sarkozy « lui coûtera et vous coûtera cher sur différents fronts, à l’intérieur et à l’extérieur de la France », a poursuivi Ben Laden dont l’enregistrement ne pouvait être authentifié dans l’immédiat.
« Je ne vous annonce rien en vous disant qu’avec le montant de votre dette et votre budget en déficit, vous vous passerez de l’ouverture de nouveaux fronts », a-t-il ajouté.

Deux journalistes français, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, qui étaient en reportage pour France 3, ont été enlevés avec leurs trois accompagnateurs afghans par un groupe taliban local le 30 décembre 2009 à l’est de Kaboul, dans la province instable et montagneuse de la Kapisa.

Dans une vidéo transmise en avril 2010, les talibans avaient menacé de tuer les journalistes si Paris n’obtenait pas la libération de prisonniers en échange de leur remise en liberté. Le 28 décembre, une nouvelle vidéo qui daterait de la mi-novembre, montrant les journalistes très amaigris mais avec un bon moral, a été diffusée à leurs proches au Quai d’Orsay.

Environ 3.750 soldats français sont stationnés en Afghanistan.
La France est de plus en plus dans la ligne de mire d’Al-Qaïda.
Dans son dernier message diffusé le 27 octobre 2010, Ben Laden avait averti que la France ne connaîtrait la sécurité que si elle se retirait d’Afghanistan et cessait « ses injustices » à l’égard des musulmans. Il avait alors justifié l’enlèvement de cinq Français en septembre au Niger revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les otages sont détenus au Mali.

Fin octobre, le ministre français de la Défense de l’époque, Hervé Morin, avait évoqué de possibles premiers retraits français d’Afghanistan en 2011, tout en assurant qu’ils n’avaient « absolument aucun lien » avec les menaces d’Al-Qaïda.

AFP

 

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