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Sorti sans trop de dommages de son épreuve avec le palais qui l’avait poussé à se retirer de la vie politique, le secrétaire général du PPS, le Parti du Progrès et du Socialisme, a repris ses habits de fidèle dévoué du chef du gouvernement pour s’assurer un département ministériel dans le prochain exécutif, un portefeuille qui conviendrait à sa convoitise. Sauf que Nabil Benabdellah n’a pas les moyens de sa politique, puisque son échec aux dernières élections législatives est dans toutes les mémoires et qu’il n’a pas pu former un groupe parlementaire de son parti, puisque ne disposant que de 12 députés que sur les 20 requis.

Dans la crise qui marque la formation du nouveau gouvernement et alors qu’il n’a jamais reçu de mandat ni officiellement ni officieusement pour assurer cette mission, le chef du PPS joue à l’émissaire personnel de Benkirane pour tenter de rapprocher ses points de vue avec ses interlocuteurs. Sauf que certains n’apprécient pas cette interférence destinée à montrer une carrure politique sur l’échiquier qui lui fait défaut mais qui a fini par le rendre envahissant au point que le leader de l’USFP, Driss Lachgar le lui a ouvertement reproché pour ouvrir un nouvel épisode dans l’inimitié légendaire entre les deux hommes qui a fini par tourner à un début de pugilat au siège du ministère de l’intérieur.

Par Jalil Nouri

 

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