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Depuis qu’il a enjoint son parti du PPS de se rapprocher des islamistes pour faire partie de a coalition gouvernementale et s’accaparer en commençant par lui-même des postes ministériels, Nabil Benabdellah fait tout pour rester dans les bonnes grâces du leader islamiste du PJD et chef du gouvernement Abdelilah Benkirane.Nul besoin de cacher aujourd’hui son prochain objectif puisqu’il s’agit d’assurer ses arrières et continuer à soigner ses rapports avec ce dernier dans la perspective d’un nouveau mandat pour ce dernier après les élections de 2016 qui lui permettrait lui et ses protégés de rester au gouvernement sans aucun débat politique interne du parti.

Pour ce, il vient de s’inviter dans le chaud débat sur l’héritage en affirmant que sa formation est pour l’égalité entre l’homme et la femme et d’ajouter de manière très équivoque qu’il faut y aller progressivement. Comprenne qui pourra.

Et pour aller dans le sens des islamistes, Benabdellah n’a pas hésité à charger le Conseil national Des Droits de l’Homme et son président, Driss El Yazami, tout comme l’a fait avant lui, Abdellah Benkirane, en ‘accusant de vouloir diviser la société.

Jouant à l’équilibriste avec une dialectique grossière, Nabil Benabdellah qui ne jure plus que par son chef de gouvernement, semble décidément prêt à tout pour préserver ses intérêts personnels et les avantages de sa fonction au détriment de la liberté de penser.

Par Jalil Nouri

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