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S’il est un domaine qui restera un point noir dans l’action du gouvernement actuel dirigé par les islamistes qui s’apprête à rendre le tablier après l’été, c’est bien celui de l’audiovisuel public, qui cinq année après l’arrivée de l’actuel exécutif continue d’agir comme un électron libre, échappant au contrôle du gouvernement qui aura tout essayé pour le mettre au pas.
Lors d’un récent discours, le chef du gouvernement, le leader islamiste du PJD; Abdeliah Benkirane, revenait devant ses troupes devant cette épine qui lui a donné tant d’insomnies. Et de rappeler son bras de fer avec la directrice de l’information de la deuxième chaîne et ses déboires avec un animateur de la première chaîne, Tijini, qu’il a décidé de punir en demandant aux cadres de son parti de refuser toutes ses invitations pour son émission de débat.
Mais sa grande infortune dira-t-il restera certainement l’épisode du cahier des charges qu’il avouera avoir totalement raté et que seule une intervention royale lui aura permis de sauver la face après avoir vu son ministre de la communication et proche collaborateur être dessaisi du dossier.
Mais et-ce à dire que Benkirane ne reviendra pas à la charge s’il reste aux commandes pour un deuxième mandat? Il faut croire qu’il aura bien retenu la leçon et que quelque soit le cas de figure, il ne s’aventurera plus sur un terrain aussi glissant.
Par Jalil Nouri

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