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Aucune journée ni semaine ne passent sans le chef du gouvernement désigné ne change d’avis au cours de ses tractations avec les formations politiques qui doivent l’accompagner dans la formation du futur gouvernement et de sa majorité.

A tel point que le leader de l’Istiqlal, Hamid Chabat prévoit que ces négociations iront au moins jusqu’à la fin de l’année et que le gouvernement ne sera pas formé avant le mois de janvier, soit un retard de trois mois très préjudiciable à la marche du pays.

Si l »on en croit les dernières nouvelles qui filtrent au compte-gouttes de ses discussions avec les autres chefs de partis, c’est la formation du RNI, dont il ne songe pas un seul instant à se passer qui lui pose le plus de problèmes, puisque son leader, Aziz Akhenouch, exige pour entrer au gouvernement que le parti de l’Istiqlal n’en fasse pas partie, un scénario inconcevable et inacceptable pour le leader islamiste, qui a dit et répété qu’il n’accepterait ni cèderait à aucun chantage de ce type.

De quoi déboussoler tous les observateurs qyu pensaient que Benkirane avait compris le message du denier discours royal l’appelant à assumer ses responsabilités sans états d’âme et sans tergiversations pour aller vite.

Il est à craindre désormais qu’avec une telle paralysie, le chef du gouvernement désigné ne se déclare incapable de mener sa mission avant de l’avoir entamée.

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