PARTAGER

Outre le résultat des prochaines élections communales et régionales
dont l’issue reste incertaine pour tous les acteurs politiques et qui
pourraient réserver bien des surprises, le premier ministre Abdelilah
Benkirane s’attend à une rentrée placée sous le signe de la montée de
la tension au niveau social avec les réformes des retraites et de la
caisse de compensation. Il s’agit des mesures les plus périlleuses que
son gouvernement s’apprête à annoncer et à prendre alors que justement
il vient de recevoir un satisfecit du FMI pour avoir amorcer leur
cycle et rééquilibrer les déficits structurels.

Le chef du gouvernement est surtout inquiet du non opposé à ses
initiatives par la grande majorité des syndicats qui estiment que ces
réformes ne pourront plus être réalisées sur le dos des travailleurs
et qu’ils s’y opposeront de toutes leurs forces quitte à paralyser
tout le pays et à faire tomber ce gouvernement avec des grèves
générales à répétition.

Des menaces non voilées qui ne troublent pas Benkirane pour autant,
habitué qu’il est à tenir tête aux centrales syndicales et à faire des
passages en force pour faire aboutir ses projets, mais cette fois-ci,
la donne n’est pas la même.

En période électorale, la coalition gouvernementale semble fragilisée
et la pilule amère du sauvetage de la Samir est déjà difficile à
avaler pour le commun des citoyens.

Par Jalil Nouri

Commentaires