PARTAGER
Depuis qu’il a assisté à la chute de son ancien adversaire , Hamid Chabat, qui a été évincé le week-end dernier de la direction du parti de l’Istiqlal, le leader du PJD, Abdelilah Benkirane, se ronge les ongles en songeant à l’issue du congrès de sa formation prévu pour le mois de décembre, issue qui pourrait bien lui montrer la porte de sortie et le condamner à une retraite politique prématurée dont il voudrait bien reculer l’échéance.
Le règlement du PJD ne lui permettant pas de se porter candidat pour un troisième mandat, sauf en cas d’amendement et de vote en sa faveur, Benkirane n’a pratiquement aucune chance de rester à la tête du parti islamiste, mais bien plus grave encore, il risque de perdre par la même, tous ses soutiens dans les instances dirigeantes. D’accrochage en invectives, il se trouve déjà en situation difficile après s’être mis en rupture de ban après avoir rompu ses liens avec tous les ministres de sa formation qui l’avaient accompagné lors de son premier mandat avant sa traversée du désert. Au sein même du PJD, il ne fait plus l’unanimité et en raison de sa mauvaise humeur quasi permanente ainsi que sa rancœur, il s’est mis à boycotter les réunion de sa formation, se contentant de quetter et compter les faux pas de son successeur, El Othmani à la tête du gouvernement. Sa retraite anticipée s’annonce douloureuse et sa sortie en décembre risque d’être mouvementée comme celle de Hamid Chabat.
Par Jalil Nouri

Commentaires