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Le chef du gouvernement et leader islamiste Abdelilah Benkirane a visiblement très mal apprécié les critiques lancées à son égard par son ministre des affaires étrangères et président du parti du RNI, pourtant membre de la coalition gouvernementale.
Craignant une nouvelle fragilisation de sa majorité par cette affaire, il a exigé des membres de son parti surtout au niveau de la direction, de ne point envenimer les choses en répondant à ces attaques et de lui laisser le soin à lui seul de gérer cette crise à un moment crucial où le gouvernement est en grande difficulté sur le front social, tension qui risque de culminer avec l’organisation le 24 février d’une grève générale considérée déjà comme la plus suivie que le gouvernement actuel connaitra depuis l’arrivée aux affaires des islamistes et de leurs alliés partageant la même responsabilité dans le bras de fer avec les syndicats.
C’est justement au moment où le chef du gouvernement a le plus besoin de la nécessaire solidarité gouvernementale que son partenaire du RNI déclenche cette polémique qui n’annonce rien de bon pour le reste du mandat de l’exécutif qui prendra fin avec les élections législatives du 7 octobre prochain.
D’ici là, Abdelilah Benkirane aura du mal à garder ses troupes en rangs serrés et à maintenir les équilibre au sein de son équipe où tous les membres ne jouent pas la même partition; les uns voulant rester attachés à l’expérience actuelle à la faveur d’un scrutin favorable aux islamistes; les autres tablant sur leur défaite s’apprêtant; comme le RNI; à tenter de nouer de nouvelles alliances.
Par Jalil Nouri
actu-maroc.com

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