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Si cela ne tenait qu’à lui, il y a bien longtemps que le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane aurait fermé 2M et renvoyé ses responsables, notamment la directrice de l’information, à leurs foyers, las qu’il est, des misères qu’ils ne cessent de lui faire et à son gouvernement dans le traitement de l’information qui est loin de répondre à sa conception dirigiste.
Le torchon brûle de nouveau donc entre les deux partie, suite à la diffusion par la chaine casablancaise dans ses différents journaux de la journée de la grève générale la semaine dernière, de reportages tendant à faire croire que le mouvement a été largement suivie dans tous les secteurs, ce qui constitue un vrai affront pour le chef de l’exécutif toujours prompt à minimiser l’action des syndicats, surtout en matière de paralysie du pays.
Abdelilah Benkirane qui n’a pas caché sa vive colère à son entourage et qui n’a adressé aucune protestation officielle à la deuxième chaîne, a décidé de changer de fusil d’épaule et de s’adresser directement à la Haca, la haute autorité de la communication audiovisuelle pour demander des sanctions et des têtes. Un combat perdu d’avance et une pirouette qu’il a le pouvoir sur le papier de prendre ces décisions lui-même puisque la chaîne relève du secteur public. Mais cette initiative, Benkirane sait bien qu’il ne la prendra jamais.
Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com

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