BENKIRANE DEVANT DES RISQUES D’ÉCLATEMENT DE SA MAJORITÉ

BENKIRANE DEVANT DES RISQUES D’ÉCLATEMENT DE SA MAJORITÉ

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Décidément, le premier ministre Abdelilah Benkirane n’est pas béni des dieux de la politique. Après avoir vécu le pire avec son ancien allié de l’Istiqlal et être parvenu difficilement à le remplacer par le parti du RNI , non sans avoir fait bon nombre de concessions, le voici confronté aujourd’hui à de nouvelles menaces de désintégration de son gouvernement.

La sortie très remarquée il y a quelques jours de Mohand Laenser a fait resurgir en effet les démons de la rupture avec un partenaire au sein du gouvernement, en l’occurrence le parti haraki du mouvement populaire dont le secrétaire général s’est voulu franc et direct sur la situation actuelle de sa formation au sein de la coalition gouvernementale. Il estime, en effet, que ses ministres sont marginalisés au niveau de la prise de décision, monopolisée sans partage par le premier ministre qui ne consulterait guère ses partenaires, surtout quand il s’agit de prendre des mesures qui ont des retombées négatives sur la popularité de l’exécutif, d’autant plus qu’aucune réunion des chefs des partis de cette majorité gouvernementale n’a eu lieu depuis la formation du gouvernement Benkirane dans sa récente deuxième version. Et le secrétaire général du mouvement populaire de ne pas y aller par quatre chemins pour brandir la mennace d’un retrait pur et simple de son parti de l’actuelle majorité gouvernementale si le premier ministre ne change pas de méthode de gestion.

Quelque temps avant lui, c’était au secrétaire général du parti du Progrès et du Socialisme , Nabil Benabdellah , de dégainer en premier pour des raisons identiques en se plaignant du manque de concertation de la part du premier ministre et de sa propension à prendre des décisions qui engagent la responsabilité de la majorité sans que toutes ses composantes n’en soient informées. Contrairement au parti du premier ministre, le PJD, ces deux formations ont surtout les yeux tournés vers les prochaines échéances électorales et craignent que les mesures impopulaires prises par le premier ministre ne vienne impacter négativement leur image auprès de leurs bases électorales et vienne leur faire perdre des voix, contrairement aux islamistes qui eux, croient ferme en leur suprématie électorale contre vents et marées.

De fait, il est peu envisageable de voir Abdelilah Benkirane changer de cap et de méthode, ce qui risque à terme d’empoisonner ses relations avec ses partenaires et d’accroitre les tensions avec une rupture au sein de la coalition ce qui rimerait avec la tenue d’élections anticipées, une hypothèse maintes fois envisagée dans les états-majors des partis politiques.

 

Jalil Nouri pour Actu-maroc.com

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